366 réels à prises rapide

 

LUNDI 1 OCTOBRE 2012

Aujourd’hui…

Par Lizly le lundi 1 octobre 2012, 20:46

Je ne sais pas si on s’en rend compte en ligne mais je suis quelqu’un de dur.
En particulier avec moi-même.
Je n’ai guère d’indulgence pour mes erreurs.
Alors quand je conclus un accord entre moi et moi, c’est toujours mûrement réfléchi.J’ai voulu me tester sur un texte par jour. Pas tant pour l’écriture que pour la rigueur de l’activité quotidienne.
Je me suis offert un joker parce que les circonstances étaient exceptionnelles.
Je ne m’en accorderai pas un 2e parce que tout simplement, hier, l’exercice… m’est sorti de la tête. J’en reste là, je mets fin à la performance.

J’ai cherché une de mes limites. Je l’ai trouvée.

Commentaires

lundi 29 octobre 2012 17:27 lullaby

On sent une grosse amertume derrière ta décision. Ne t’en veux pas, c’est très contraignant comme exercice, l’inspiration ne se force pas, ne se commande pas, et s’astreindre tous les jours à écrire, sur un thème imposé qui plus est, demande une volonté de fer, que tu as eue déjà pendant un bon moment. Effectivement, là, dans ce post, je sens à quel point tu peux être dure avec toi-même (et effectivement, je ne l’avais jamais senti avant).
En tout cas, je dois dire une chose : ça fait un moment maintenant que je te lis, et je trouve que ton style s’affirme de plus en plus. Il ne fait pas que s’affirmer, il se précise aussi, il progresse. Je pense qu’il y a vraiment, maintenant, une « patte Lizly » qu’on reconnaît. Le jeu avec les mots, des petites inventions mais pas trop, l’utilisation de vieux mots un peu oubliés, le jeu avec les sonorités, et aussi, ce que j’apprécie vraiment chez toi, c’est que tu ne cèdes pas à la facilité, c’est pas déjà vu, déjà lu, trop facile et hyper connu, c’est créatif et rafraîchissant et c’est ce qui fait que je viens toujours te lire avec grand plaisir (des fois même, je suis déçue de voir que tu n’as rien publié !) Continue sur ta lancée

 

mercredi 31 octobre 2012 16:26Lizly

L’amertume est passée. Quand on se rencontrera (car il faudra bien qu’on se rencontre, tu ne crois pas ?), je te raconterai d’où vient tout ça.
Merci, merci, merci, pour cette reconnaissance d’un style, d’une patte, de ce qui fait mon écriture. Et j’espère pouvoir continuer à ne pas te décevoir !

29 septembre « Aujourd’hui j’ai fait de mes mains »

Par Lizly le lundi 1 octobre 2012, 20:39

29 septembre « Aujourd’hui j’ai fait de mes mains »

 

Se jeter du lit, se préparer en mode zombie, attraper ses affaires, partir et vivre une journée entière de réunion sans même une pause, de 11h30 à 18h passées, rentrer, croiser l’Homme, manger sans appétit, mater un film. J’ai des fourmis dans tout ce corps qui n’a servi à rien d’autre que transporter ma tête, cette tête ce soir est épuisée mais ne peut s’endormir. Je n’ai rien fait de mes mains, de mes membres, de mes muscles alors la tête est épuisée mais le reste bouillonne. J’en ai marre de ne rien avoir à exprimer d’autre que ma fatigue ces jours-ci…

28 septembre « Aujourd’hui derrière la vitre »

[non publiable parce que trop personnel]

27 septembre « Aujourd’hui pour ligne d’horizon »

La ligne d’horizon est striée, tranches de ciel en mille feuilles entre des nuages gorgés d’orage, arrêtée à ce week-end car rien n’existe au delà de la perspective de laisser mon corps aller au sommeil, à l’allanguie. L’horizon a la tête dans le guidon.

Commentaires

lundi 29 octobre 2012 17:20 lullaby

« La ligne d’horizon est striée, tranches de ciel en mille feuilles entre des nuages gorgés d’orage »… je lis et relis cette phrase, qui est d’une poésie hallucinante et hyper évocatrice. J’adore.

26 septembre « Aujourd’hui un meuble a des formes »

Dans une pièce, un meuble peut beaucoup. Dans un couloir, une entrée, un lieu de passage, il peut encore plus. Un échange de meubles peut changer une ambiance jusqu’à métamorphoser une pièce. Nos meubles en disent sûrement long sur nous. Pourtant, il ne m’est jamais venu à l’idée de donner des noms à mes meubles alors que j’en donne à tout un tas d’objets. Et même à certaines de mes plantes.

25 septembre « aujourd’hui où étiez-vous entre 13h et 13h05. Que faisiez vous ? Vous avez un alibi ? »

Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat !

Commentaires

lundi 29 octobre 2012 17:18 lullaby

ahahah 😉

24 septembre « Aujourd’hui nouvelle connexion neuronale »

La journée a été bien remplie, comme celles des bons jours de boulot, avec de la gestion, de la péda’, de l’entrain, de l’envie. Et puis le soir arrive et place à la vie privée pour fêter le bel âge que l’Homme prend aujourd’hui, en amoureux, comme on a envie de vivre les années qui viennent. Je trépigne plus que lui, j’ai hâte de voir sa réaction à mon cadeau. Quand il prend un an, j’ai un peu l’impression que moi aussi. C’est le doux sentiment de vieillir ensemble, connectés, amoureux.

Commentaires

lundi 29 octobre 2012 17:17lullaby

Splendide…

23 septembre « Aujourd’hui ça tombe »

Avec la fatigue, tout se dirige vers le bas. Le nez qui pique, la tête qui bringuebale, les intentions qui faiblissent, l’humeur qui est à la baisse, les coins des sourires qui pèsent lourd, les gestes s’alanguissent, les coups et les envies tombent.

Je traine cette fatigue, la déteste à la hauteur de sa présence, de son poids, j’en ai marre d’elle, elle ne suit pas les règles, elle ne devrait pas être là, pas aussi dense, pas aussi tôt.

22 septembre « Aujourd’hui quatre mure

Les magasins de meubles. Des idées, des envies, des fous rire. Et des dépenses. On ne peut pousser les murs. On n’a même plus vraiment envie. On manque de place, on a renoncé à déménager, il ne reste plus qu’à en faire, de la place. On a acheté une commode et une étagère, rien que ça. On a jeté 4 meubles, 6 sacs poubelles. C’est le début du désencombrement. 4 murs. Notre toit. Nos envies communes. Notre chez nous.

21 septembre « Aujourd’hui pas envie de »

Il faut continuer pour retrouver. Mon rythme de travail ne me plait pas. Mes journées ne me plaisent pas ce qui signifient pas que rien ne me plait dans mes journées. Mais trop d’heures sans élève pour trop d’élèves sur de trop courtes plages horaires. Des tâches administratives qui occupent le devant de la scène parce que je n’ai aucune excuse pour les enterrer. Je n’ai pas envie que ça continue ainsi, que cette fatigue perdure, que ce rythme soit celui de mon année.

20 septembre « Aujourd’hui un outil pour »

Les clouer sur place, les faire douter, les encourager, les faire sourire, exprimer tout l’agacement du monde, provoquer le rire, les mettre en attente, leur couper la chique, trahir des émotions, leur imposer le silence, les rendre attentifs. C’est fou ce qu’on peut faire rien qu’avec les yeux.

19 septembre  » Aujourd’hui profonde pensée philosophique »

[PAGE BLANCHE]

18 septembre « Aujourd’hui moment du réveil »

J’entends la radio mais loin. Comme si c’était elle le rêve et ma douce somnolence la réalité. Puis le chant des grillons mécaniques amplie la chambre et les mondes s’inversent. Je fais taire les grillons et chausse mes lunettes sur mes yeux collés. Un bras m’entoure les hanches et ce matin bien que petit pèse des tonnes. Je me demande vaguement si c’est vrai que je fais ça toute l’année, de me lever si tôt, de forcer mon corps à se mouvoir mais suis encore trop embrumée pour me donner une réponse. La dette de sommeil s’accumule. Mais une journée m’attends. Je paierai plus tard, d’une manière ou d’une autre.

17 septembre « aujourd’hui dommage »

On est deux bonnes élèves devant un Chef d’établissement qui ne peut que tolérer la situation sans pour autant se retenir de nous faire sentir que ça ne lui plait pas. Passage obligé : présentation du calendrier des élections à venir. « Il y aura encore 2 listes cette année je suppose » affirme-t-il. 3 est exclu, 1 encore plus. Ou alors sans nous et sans nous, il n’y a pas de candidats. On le fait chier avec nos discordes mais il ne peut pas se permettre de trop nous malmener. S’il comprenait que ce n’est pas qu’une histoire de personnes… Il ne veut pas laisser la discussion s’installer alors il embraye sur autre chose. On sort de son bureau et cette guerre de pacotille est ravivée à l’excès. C’est tellement dommage.

16 septembre « Aujourd’hui une affiche »

Une affichette plus qu’une affiche, à placarder sur mon front et dans mon dos  :

« Indisponible pour cause de maladie plus ou moins psychosomatique à symptômes aléatoires sans gravité mais pénibles pour l’intéressée »

Je ne sais pas ce que j’ai mais j’ai hâte que ce soit réglé.

15 septembre « Aujourd’hui agacé de »

– cet étrange mal de gorge qui ressemblait à une angine ce matin et a muté en un truc aphonique inconnu ce soir.

– passer un samedi soir seule de plus

– ne pas avoir mis le nez dehors de la journée

– n’avoir rien écrit de publiable

– avoir consacré trop de temps à ce livre qui n’en méritait pas le millième

– savoir l’Homme chez le Prince

– manque de muscle pour jouer de la basse debout

– ne pas avoir le courage pour me mettre sérieusement au piano

– pondre un texte si minable aujourd’hui

14 septembre « Aujourd’hui un gros mot »

J’ai mal à la gorge. Soit j’ai pris froids, soit j’ai perdu l’entrainement et géré mes élèves, hors et en cours, me fatigue la voix plus que de raison. Ou alors je somatise aussi.

Peu importe la cause, les effets sont les mêmes, un félin roulé en boule s’est installé toutes griffes dehors dans mon larynx, ma tranchée, mon cou. Alors le mot, quel qu’il soit, ne doit pas être, sous peine de se voir amputé d’une ou deux syllabes, trop gros.

13 septembre « Aujoud’hui escaliers/escalators/ascenseurs »

Montà, calà, montà, calà…

Il fait quelques marches, un palier, et quelques marches. Dans une journée, ça représente des volées de marches, des montagnes à gravis, des culminances ou des descentes abyssales. Je ne peux lui échapper. Il est entre mon lieu de travail et le reste du monde. De 8hà 16h30, il est même entre le monde et le reste du monde. Il a des frères partout dans le bâtiment mais je peux les contourner. Lui, non. Il est là, lumière tamisée et barrière aveugle. Test à courbatures, coupe jambe, espace de planque. L’Escalier.

12 septembre « Aujourd’hui, la cinquième personne qui va vous parler »

Réfléchissons.

La première fût l’Homme pour un bonjour expédié mais tendre.

Le deuxième fût un jeune homme dreadlocké qui s’est excusé alors que c’était moi qui évait déboulé sur le trottoir sans regarder.

Le troisième et le quatrième furent successivement le patron du centre équestre et le maréchal ferrant pour me saluer.

Je ne saurais dire qui du père, de la mère ou de la fille fût le 5e. Elle enviait la hauteur de mon pourtant petit cheval, ses parents calmaient sa hâte masquant une certaine angoisse. Une conversation sur le ton de la plaisanterie, eux en anglais, moi en français et le cheval comme langue universelle.

11 septembre « Aujourd’hui l’écran »

Aujourd’hui – c’est-à-dire de nos jours – l’écran est pluriel – c’est-à-dire démultiplié et omniprésent – c’est-à-dire tout le temps là. Dans ma journée, il est smartphone au matin, ordinateur quand chemine le soleil et télé à potron-minet La plupart du temps. Ou dans des ordres différents. Ou plusieurs en même temps. Les écrans, c’est un peu partout, un peu tout le temps. Et surtout ce qui se passe au-delà de l’écran.

10 septembre « Aujourd’jui contenu et contenant »

Le CDI c’est mon outil de travail. C’est un lieu mais aussi ce qu’il contient. Il est ressources, informations, histoires. Il est quatre murs et un toit. Il est aussi dans ma tête. Ce CDI, c’est mon concept. Une autre prof doc le ferait différent. Dans l’idée comme dans la forme. Qui est exactement le contenu et le contenant ? On dirait une de ces illusions d’optique infinie. Le CDI contient le CDI ainsi que ma personne qui le contient pourtant dans sa tête…

9 septembre « Aujourdhui reflet »

Mon village est ses pierres, la maison de mon enfance, ma famille, la table autour de laquelle nous sommes assis, la route, le jeu de dames pour se garer, la campagne tout autour, l’orage arrêté sur un sommet… Reflet d’une vie qu’on a écartée, celle de l’arrière-pays, des mi-hauteurs, du rien que du bon autour, du pas grand monde et du Grand Monde un peu loin. Sans regret.

8 septembre « Aujourd’hui croire que »

Personnellement, je crois peu. Je ne crois pas qu’il y ait un dieu au-dessus de nos têtes mais comme Saint Thomas, j’ai tendance à ne croire que ce que je vois. Je crois souvent que mon avis m’importe beaucoup et que ma vision des choses est un point de départ pas trop mal trouvé. Je crois que beaucoup de superstitions sont d’abord une affaire de bon sens : poser ses chaussures sur la table c’est sale, un parapluie ouvert dans une maison est dangereux pour les bibelots, passer sous une échelle risque de la faire tomber avec pertes et fracas. Je crois que l’Homme est sincère quand il dit qu’il m’épousera. Je crois qu’il cherche son équivalent d’un gland. Je crois que l’amour ça peut durer toujours. Je crois qu’il y a beaucoup de choses qui méritent qu’on y croit.

7 septembre « Aujourd’hui une affaire de choix »

Le tour de table est toujours compliqué. Que dire exactement ? Se présenter en quelques mots c’est choisir ce qu’on veut immédiatement révéler de soi, choisir la première impression que l’on veut laisser, choisir de mettre cartes sur tables ou de bluffer, c’est se mettre en scène. Tout est question de contexte. Au bahut, j’ai la version très courte : Lizly, prof doc. La version très longue pourrait donner « prénom, allusion littéraire, non, non épelé, professeure documentaliste, syndicaliste à drapeau rouge mais pas représentante syndicale, représentante, par contre, des personnels au CA, dresseuse de singe ».

Je ne donne jamais la version très longue.

Pour la rentrée politique, c’est une autre affaire. Quels engagements prétendre ? Quelles fonctions évoquer ? Faut-il rappeler que je suis la fille de mon père. Donner mon boulot ? Ma ville ? Mon quartier ? Quels choix…

6 septembre « Aujourd’hui le piège »

Le piège c’est de retomber dans les habitudes aveuglément, imaginer que rien n’a changé, malgré les nouveaux visages, oublier qu’il y a ce que les gens disent, ce que les gens pensant, ce que les gens répètent et ce que les gens font, se retrouver dans l’année au point d’en zapper de menues tâches de rentrée (comme un insignifiant projet annuel. Hum.), être confiant au point d’aller trop vite, trop discrètement, trop solidairement, le piège c’est la reprise qui ne sent pas suffisamment la reprise.

5 septembre « Aujourd’hui carrelage »

Ben là… Franchement… Carrelage… Carrelage. Carrelage, quoi. Carrelage ! Je vois très bien de quoi il s’agit, ce n’est pas la question, les multiples formes, les motifs variés à l’infini, la matière, l’idée, l’entretien. Mais rien, là. Carrelage sous mes pieds, le carrelage qui aurait pu nous permettre de déménager s’il avait été posé dans cet appartement, le carrelage là où il aurait mieux valu l’éviter au bahut… J’en suis rien moi ! Aujourd’hui cheval, ça m’aurait parlé. Ou aujourd’hui lunettes. Aujourd’hui tramway. Aujourd’hui communiquer. Aujourd’hui vieillesse, aujourd’hui télé, aujourd’hui fatigue… Mais « Carrelage »… Ben non là.

4 septembre « Aujourd’hui douceur de »

La rentrée – pas la pré-rentrée qui consiste essentiellement à une mise en jambe émaillée de récit de vacances, non, le lendemain – a toujours quelque chose de rude. Retrouver sa peau d’enseignant, ses marques, éviter l’angle du mur derrière le bureau, reprendre l’habitude de répéter les mêmes choses, faire face à un auditoire sans concession. Puis revenir chez soi dans un appartement vide de l’Homme parti panser le Prince, gratter sa basse et se finir au doliprane 1000.

Demain, il fera beau.

3 septembre « Aujourd’hui dans mes poches »

Aujourd’hui dans mes poches des tas de jeux de clés, la clé des champs, le champ des possibles d’une année en construction, construction de projets avec un s, est-ce une bonne année ? L’à venir nous le dira.

2 septembre « Aujourd’hui emballage »

La tunique. Neuve, jamais mise, jamais vue sur moi. Puis un pantalon. Discret. Une paire d’escarpins. Haute mais pas vertigineuse. Des plumes rouges aux oreilles, des bracelet qui tintent, un quelque chose autour du cou, un brushing un peu plus soigné qu’à l’ordinaire, du maquillage comme tous les jours.

Voilà le programme. L’emballage pour la pré-rentrée. Prévu ce soir, n’attendant que demain. Avec bien plus d’enthousiasme que le contenu, il faut l’avouer.

1er septembre  » Aujourd’hui animal »

Féline dans ses courbes, véloce dans sa ligne, élancée dans son équilibre. Jaguar, elle porte bien son nom. Le caprice sur lequel l’Homme a bondi, la robe sunburst, la tête large, la touche sombre, mon cadeau. Suqier under-signée Fender. Une belle mécanique. Jaguar. Ma basse. Maintenant, y a plus qu’à.

31 août  » Aujourd’hui le territoire de »

L’orage et moi nous partageons équitablement le territoire de mon balcon. Je le salie, il le nettoie, je l’encombre, il le dérange, j’y mets des plantes, il les arrose, j’y étends le linge, il souffle sans eau jusqu’à ce que tout soit sec et je rapatrie le précieux à l’intérieur avant le grand son et lumière. Tout est question de compromis, de yuccas costauds, de disponibilité et d’un œil pour le ciel.

30 août « Aujourd’hui les toilettes »

L’Homme m’a appris beaucoup de choses et celle qui a le plus changé mes habitudes, c’est de lire aux toilettes. La lecture aux goguenots, certaines fois, ça sauve ma journée parce que c’est le seul instant que j’ai eu pour parcourir quelques pages. La lecture dans les leiux d’aisance m’incite également à y passer un temps que mes intestins n’avaient pas forcément l’occasion de me réclamer. Les toilettes comme annexe à la bibliothèque, ça se vit plutôt bien.

29 août « Aujourd’hui un geste qui veut dire »

Je pose mes doigts écartés à la base de mon cou. Je caresse doucement ma nuque et remonte en peigne dans mes cheveux. Là, je brosse mes mèches pourtant courtes et fixées à la laque. J’arrête. Et je recommence.

Je sors de chez le coiffeur.

28 août « Aujourd’hui succession de bruits »

Cliquettetis du clavier, graoudement de la machine à laver, glougloutonnement du lave-vaisselle, crissotement de grains de raisin succombant sous mes dents, flapflapement de mes tongs, struipement de l’aspirateur, schlouphement de la serpillère, guitigruitis de mon estomac, schtinguelis des neurones qui se triturent, smookies de nos baisers.

27 août « Aujourd’hui ce petit coin de nature »

On a fichu de la terre partout y compris sous mes ongles. On s’est embrouillé dans les tailles de pot, les formes de soucoupe et les hauteurs de terreau. On a un peu joué à tétris, on a escagassé l’évacuation d’eau. Mais on se sent bien, maintenant, dans notre coin de verdure sur le balcon, notre espace vert privatif, notre petit jardin en pleine ville. Le paysage qu’on s’est fabriqué et sur lequel on veille avec bienveillance.

26 août « Aujourd’hui demi-vérité »

Je comprends et accepte totalement la grande disponibilité, l’attention sans faille, le soutien, la présence de Celuiquej’aime vis-à-vis de son meilleur ami en ces semaines difficiles pour lui. Je n’éprouve aucune jalousie, même pas ténue, à l’idée qu’il a été moins attentionnée envors moi alors que ma grand-mère décédait qu’envers lui qui vit une rupture difficile. Je pardonne entièrement le Prince des Quenouilles d’être aussi demandeur et insistant.

25 août « Aujourd’hui essayé de »

Ai essayé :

– passer une journée agréable

– impliquer Celuiquej’aime dans le coin de verdure que je tente entretenir sur notre balcon

– ne pas m’emballer sur un projet qui peut en devenir un mais s’étouffer aussi bien dans l’oeuf

– faire comprendre à Celuiquej’aime qu’il y a des bornes aux limites, sans qu’on s’engueule ou même se renfrogne

– terminer de créer un design très personnel pour mon blog

– écouter mon corps, soigner ses maux bénins

Et j’y suis arrivée

24 août « Aujourd’hui un trou »

Trou de mémoire, mémoire d’éléphant, éléphant d’Afrique, Afrique noire, noir comme dans un four, four à pain, pain de mie, mimolette, molette d’ajustement, ah justement c’était le moment, moment d’inattention, inattention décadente, décadence rythmée, rythme anarchique, anarchisme intemporel, un temporel compte les heures, les heures passent, et la caravane.

23 août « Aujourd’hui chaussures »

L’été, je vis les épaules et les orteils à l’air. Je fais des kilomètres en tong, adoptant tantôt la démarche trainante, tantôt la démarche snap-snapante, seuls choix possibles avec des choses aux pieds. J’ai des tongs sobres, des tongs vieilles, des tongs assorties à mon maillot de bain. Et je ne parle pas des sandales dont mes préférées sont de sobres tropéziennes kickers. N’empêche qu’au final, l’été, c’est sans chaussure qu’on est le mieux.

22 août « Aujourd’hui j’évite »

De penser. Donc d’écrire.

21 août Aujourd’hui on conserve

Une solidarité, un lien, un je-ne-sais-quoi, ce truc qu’on a, frère et soeur, ce qui manque avec l’autre et qu’on ne construit pas après coup.

[écrit le 22 août au matin]

20 août « Aujourd’hui au téléphone »

Aujourd’hui, je suis le caniche de mon téléphone. Il siffle un texto et j’accours, il sonne un appel et je me précipite. Je me trouve ridicule, je sens un poids, je suis tendue. Mais je ne peux pas. Là, ce sont de ces jours où il faut être présente, à l’écoute, disponible. Il faut faire le lien, le forcer, le tenir à toutes forces et le téléphone est le seul à pouvoir abolir les distances. Mais plus il sonne, plus il siffle, plus j’ai envie de me rouler en boule dans un coin sombre.

19 août « Aujourd’hui en gros »

Aujourd’hui, j’ai vérifié sur la balance que j’avais effectivement pris du poids pendant les vacances, on a essayé d’avoir une journée cool mais il faisait trop chaud et la machine à laver a fait piscine dans le salon, j’ai retrouvé une connexion haut débit et je n’ai pas touché un seul carreau de chocolat.

18 août « Aujourd’hui cinq mots essentiels »

Retour, pénates, home sweet home, chez soi, maison.

Ou.

Tristesse, deuil, spleen, blues, saudade.

Ou.

Brouillard, flou, déphasée, cotonneuse, embrouillée.

Ou.

Bizarre, étrange, curieux, insolite, déroutant.

Ou.

Efficace, carrée, optimum, pied sur terre, solide.

17 août « Aujourd’hui l’ordinateur »

Aujourd’hui, l’ordinateur si souvent réconfortant n’est qu’un corps vide. Sans connexion Internet, il ne relie à personne, à rien. Devant l’écran vide, aucun réconfort. Sans le réseau, l’ordinateur n’est d’aucun réconfort. Relégué au rang de lecteur DVD transportable, l’ordinateur n’apporte rien, la page blanche n’est d’aucun secours. Finalement, ce n’est pas mon ordinateur qui me manque. Ce sont les gens derrière les leurs. En particulier aujourd’hui…

16 août « Aujourd’hui comme si vous l’aviez vécu avec quelqu’un d’autre mais qui ? »

A peine levée, reposée d’une bonne nuit fort attendue après une série de mauvaises, je tombe dans la dure réalité : un texto m’annonce de mauvaises nouvelles concernant ma grand-mère. En quelques minutes, elle m’a pressé les épaules, rendu le sourire au milieu de quelques larmes égarées avec un ou deux bons mots. J’ai besoin de me défouler. On part courir ensemble, elle me motive, m’incite à aller un peu plus vite, un peu plus loin. On reprend notre souffle en papotant. elle me change les idées. A table, on rit en douce et on écrase nos fou-rire dans le dos de ma belle-mère. Dans l’après-midi, elle nous accompagne sur une balade, une petite grimpette de 1500 à 1800 mètres. Elle détourne les yeux quand j’embrasse l’Homme puis elle nous vanne gentiment. Avant le repas du soir, elle reste avec moi, m’épargne les contraines. Aujourd’hui, j’aurais passé la journée avec mon ange-gardien.

15 août « Aujourd’hui on pourrait presque toucher »

Aujourd’hui on pourrait presque toucher, par amis interposés, la vie de famille comme on la dessine, avec deux enfants, trois ans d’écart, dans ces montagnes qu’on appelle souvent les nôtres. Alors on joue à imaginer ce qu’on ferait pareil, ce qu’on voudrait changer, comment ce sera quand il s’agira de nous, de nos enfants, de nos montagnes. Et c’est plutôt chouette, ce qu’on voit.

14 août « Aujourd’hui le fruit de »

Le fruit d’une heure quasi quotidienne d’équitation est une meilleure assiette et beaucoup de plaisir à se sentir maîtresse de son équilibre à cheval.

Le fruit des maux de l’Homme est des promesses, des déclarations enflammées, une humeur en dent de scie et des séances de congélation/décongélation.

Le fruit de petites nuits est une longue sieste.

Le fruit de ces vacances est encore indéterminé.

13 août « Aujourd’hui la dernière fois que »

Aujourd’hui, la dernier fois que j’avais accompagné l’Homme chez le médecin ne datait pas d’hier mais de six jours, ce qui est peu, surtout quand on est du genre à fuir les cabinets. Une violente contracture des dorsaux. « Vous en avez plein le dos, hein ? » a-t-elle joué sur les mots. Je l’aime bien. L’Homme ne sait pas trop. Elle ne souhaite pas nous revoir d’ici la fin des vacances.

12 août « Aujourd’hui quelque chose qui clignote »

C’est le ciel, qui clignote, ou alors ce sont les lumières, on ne distingue pas toujours. Orage de montagne, flashs qui photographient les pas maladroits pour rentrer in extremis, le sourire aux lèvres, la tonnelle à la rescousse, trois fois rien sur le dos et une escapade au compteur.

11 août « Aujourd’hui liberté chérie »

Appelée à corps et à cris muets, elle a débarquée par surprises. Liberté, liberté totale, liberté chérie. Tout l’espace rien que pour moi, aucune contrainte, personne sur le dos. Et voilà que je me retrouve prostrée, l’ordinateur sur les genoux, le portable toujours à portée de main, l’inquiétude en collier et le souci comme laisse. La liberté, d’accord, mais pas à n’importe quel prix. Surtout pas celui d’une vie. Ce soir, je retrouve mes chaînes presqu’avec soulagement. Liberté, j’écrirai ton nom sous peu.

10 août « Aujourd’hui la chose à ne pas dire »

Toute association de la notion de belle-mère et de celle de compréhensivité, indulgence, coopérativité, tolérance ou autres pratiques du même genre sont prohibées. Strictement. Une belle-mère, ça ne mérite pas qu’on soit quoi que ce soit de ce genre. D’ailleurs, une belle-mère ne nous mérite pas.

9 août « Aujourd’hui bouches »

Ici, les bouches grimaces, les bouches se tordent, les bouches crachent « bonjour » comme si c’était un mot sale. Parce qu’on n’est pas d’ici, ni d’un périmètre de mois de 5 kilomètres de diamètre. Mais ici aussi, d’autres bouches sourient à pleine dents, d’autres bouches bavardent, d’autres bouches renseignent, d’autres bouches accueillent. Ce village à deux visages (et non pas l’inverse). Deux visages, et deux bouches. J’alimente la 2e avec ardeur.

8 août « Aujourd’hui des papiers »

Ordonnances. Deux. Traitement et éventuellement IRM si pas mieux. Un genou. Pas le mien. Pourtant… Mode d’emploi, emballages, notices explicatives. Lectures inédites. Quant aux promesses non écrites de ces vacances, il va falloir les revoir, les aligner sur les impondérables et dire adieux à l’appel des cimes et du lever de soleil à 2700 mètres d’altitude.

6 août « Aujourd’hui violet »

Par Lizly le lundi 20 août 2012, 14:20

90-366

Le violet ne me réussit pas particulièrement au teint. J’en porte peu, ne l’accrochant qu’à l’exception dans ma garde-robe, si ce n’est par petites touches, en général sur les jambes. Mollets, cuisses, tibias, genoux : coins de tables, pas de porte, rebords de bidet, d’évier, d’étagère, n’importe quel truc qui traine. Aujourd’hui, j’ai une superbe note violette sur le genou droit. Une histoire de vélo, de pierres, d’étrier et de crampons.

7 août « Aujourd’hui coule »

Aujourd’hui coule le torrent, rapide et violent au creux du vallon pour accompagner notre marche d’un glougloutement guttural qui s’éloigne à mesure qu’approche le sommet. Aujourd’hui coule l’eau pas assez chaude de la douche sans débit sur mes muscles fourbus et mes traits souriants. Aujourd’hui coule bizarrement le temps, levés avant le jour, endormis aux heures chaudes, haché par la cloche décalée. Aujourd’hui coule le thé de Noël dans nos bols parce que l’Earl Grey a sauté du ravitaillement. Aujourd’hui coulent les mots lus, les mots écrits, les mots effacés, les mots qui seront répétés.

5 août « Aujourd’hui offre spéciale »

Par Lizly le lundi 20 août 2012, 14:19

Aujourd’hui pour 15 jours de vacances en compagnie de vôtre Belle-Mère, on vous offre, sans supplément, sans conditions et sans astérisques, plus d’une semaine de J.O. à tous les repas ! La télé à table, votre belle-mère qui commente la carrure des sportifs, l’assemblée concentrée sur l’athlétisme, des conversations coupées par des types qui courent et des nanas qui sautent. Vous en rêviez, Londres 2012 l’a fait.

4 août « Aujourd’hui virilité »

Je suis tombée. Une histoire d’équilibre et d’étrier bien que je n’ai pas été à cheval mais à vélo. L’Homme, parti un peu devant, n’a rien vu. Je suis d’abord restée assise puis j’ai fait fonctionner prudemment les zones douloureuses avant de tester mon équilibre sur la jambe touchée puis je l’ai rejoint. Ne me voyant pas arriver, il était en train de rebrousser chemin. Il a examiné mes douleurs, m’a demandé si je me sentais de rentrer puis m’a prise dans ses bras. Ensuite, il m’a promis d’ôter les étriers de mon vélo puis a veillé à ce que je me soigne. Il n’a pas vraiment l’air inquiet. Il avait plutôt l’air désolé.

3 août « Aujourd’hui phrases entendues »

Au 12e jour, nous retrouvâmes ma belle-mère et chacune de ses phrases étaient stress, lieux communs, plaintes, potinages sans intérêt, vide à remplir. Alors je compris combien nous avons appris, entre nous deux, à laisser se faire les silences, à ne plus en avoir peur, à les laisser vivre. Je compris également à quoi aller ressembler le jour suivant, celui qui suivrait puis celui qui viendrait ensuite et ainsi de suite et me résolue à vexer tout le monde s’il le fallait mais à aller chercher le silence autant que j’en aurais besoin.

2 août « Aujourd’hui horizontales et verticales »

Depuis mes études d’Arts (oui, j’avais l’option Arts Plastiques au lycée) #ironyinside, je suis assez sensibles aux lignes qui composent mon espace visuel. Il y a des lieux dans lesquels je suis plus à l’aise à une place qu’à une autre parce que les lignes sont plus harmonieuses. C’est mon côté Sheldon. Aujourd’hui, horizontales la surface du lace, la rupture du barrage, la ligne d’horizon. Verticales la direction, les pins infinis, cet appel d’air vers le ciel. Pas de chocs aux intersections. Juste… de l’apaisé.

Demain, on rentre.

1 août « Aujourd’hui mangé »

Un croissant (frais), un pain au chocolat (frais), un pavé de saumon et demi à la cheminée, des tagliatelles au pesto, des tranches d’aubergines et de courgettes grillées, de la salade verte avec une sauce vinaigrette, une mini crème brûlée, de la pèche à la sauce chocolat, une crêpe petit format, un micro cookie (c’était un thé gourmand), un demi melon, 3 chips peut-être 4, de la terrine de foie de quelque chose à l’armagnac, une compote mélangée mais surtout, 150 pages de Shining.Et j’ai ouvert la chambre 217.

31 juillet « Aujourd’hui juste un seul mot »

Ressentir.

30 juillet « Aujourd’hui un objet par terre »

En camping, on vit avec le sol. Ce n’est qu’on un « on » qui édicte une règle mais notre « on » à l’Homme et moi. La bâche pour s’asseoir, s’allonger, siester parfois en fin de journée. Les herbes sèches, les feuilles tombées, et les pieds nus souvent. On vit à ras de terre, on réapprend le tailleur, on salit nos fonds de culottes. Peut-être que c’est ce changement de point de vue qui donne ce goût aux vacances.

29 juillet « Aujourd’hui sport »

Entretenir un couple constitue un exercice de chaque instant. Auprès de l’Homme, j’ai appris deux choses parmi des milliers d’autres. Je savais que « je » devais s’arranger de « nous » mais pas combien il devait composer avec « tu », sans s’oublier ou surexister. Par ailleurs, les choses n’étant pas si mal faites, l’Homme se permet rarement d’aller mal si c’est mon cas et inversement. La 2eleçon étant : ne jamais baisser sa garde car si on va bien, il reste toute la latitude à l’autre pour aller mal. Et dans l’instant présent me laisser dans l’incompréhension absolue de son énervement et sa bouderie bien que j’ai cherché des éclaircissements. Il me reste alors toutes les suppositions de mon petit esprit tordu. Et ça en fait beaucoup.

28 juillet « Aujourd’hui ce qui a été le plus court »

L’autopsie de la lampe de poche.

27 juillet « Aujourd’hui le fil »

Comme un leitmotiv, un refrain, un fil rouge.

–          Ça va ?

–          Oui.

–          Tu es heureux ?

–          Oui. Et toi ?

–          Oui

C’est tout con parfois.

26 juillet « Aujourd’hui manque »

Aujourd’hui ne manque sûrement pas d’amour même si on s’est éloignés des yeux (mais pas du cœur). Aujourd’hui ne manque pas de degrés abrutissants, tombé à 38 sur l’échelle de Celsius. Aujourd’hui ne manque pas de paysages à faire envie, ni d’églises. Aujourd’hui ne manque pas douce langueur, de petites satisfactions, de melons, de cours d’eau, de toile de tente, d’épaules nues.

Aujourd’hui manque peut-être seulement de jumeau. Et d’une partie de Mölky.

25 juillet « Aujourd’hui mauvais endroit mauvais moment »

L’enfant sourire dort quand ça lui chante. Et nous, petites abeilles, nous gravitons autour, nous nous calons sur ses heures. Mais quand les dents travaillent, même si la maisonnée accuse le coup de la journée, l’enfant sourire n’y peut rien : il pleure son malheur dans les bras parentaux. Ce n’est ni le mauvais endroit, ni le mauvais moment, l’enfant sourire à tous les droits.

24 juillet « Aujourd’hui est un parc d’attractions »

Aller marcher et croiser veaux, vaches, ânes, cabrettes et poneys. Pique-niquer sous les frondaisons, au bord de l’eau. Siester, un peu, à la chaude. Jouer avec des histoires pour attendre la fraiche et s’encanailler sur des chemins aux hasards d’une carte approximative. Manger avec délice puis prendre le frais. Une tisane, déplier le lit. Avoir discuté, échangé, s’être connus davantage. Vivre.

23 juillet « Aujourd’hui toujours vieux »

Elle a de grands yeux émerveillés et des faussettes quand elle sourit. Elle écoute comme si elle comprenait tout puis elle se marre et c’est communicatif. On pourrait lui donne un milliard de conseils avec notre expérience mais il faut aussi qu’elle fasse ses expériences, du haut de ses 8 mois. On est toujours le vieux d’un autre.

22 juillet  » Aujourd’hui encore jeune »

On gagne en sérieux, on s’organise de mieux en mieux, on gère, on fait face à l’improviste et à 20h30, il ne reste plus qu’à attendre que le repas termine de cuire, le reste est prêt, on part demain. On est un vieux couple.

On part avec l’inquiétude, la boule au ventre pour nos vieux. On en a vu certains aujourd’hui. D’autre sont trop loin, dans plusieurs sens du terme. Aujourd’hui, on a vieilli. Même si on est encore jeune.

21 juillet « Aujourd’hui le destin a encore frappé »

On avait, cahincaha, donné un peu d’ordre à notre journée. Entre humeurs difficiles, mots de tête maussades et nuit malaisée, ce n’avait pas été si évident. On se planifie un peu les choses. Et paf, le coup de fil du Père :

– Vous êtes où ?

– On allait à Auchan

Ah comme ça tombe bien, il y va aussi. Et si on mangeait sur place, tous ensembles. On a eu un trou de trois heures dans notre planning, les bagages pas fait. « Comme ça tombe bien »…

20 juillet « Aujourd’hui ce qui a un sens »

Aujourd’hui, ce qui a un sens, c’est le temps. Horizontal, il avance. Vertical, il s’égraine. Circulaire, l’heure tourne. Par contre, aujourd’hui, le temps a une direction mais il n’a pas trouvé la vitesse.

19 juillet « Aujourd’hui sur le réseau »

Tôt ce matin, réseau hertzien adressé à l’Homme. Je n’en garde qu’un souvenir confus, replongeant aussi sec dans mon sommeil de vacancier. Plus tard, c’est le réseau routier qui me sort du lit. très vite connectée, mon réseau sociale préféré se langueure d’été. Des messages, des sites, des applications : le web étend sa Toile. Dans l’après-midi, réseau familial. Texto à destinataires multiples. soirée en réseau humain avec restaurant, alcool et bonne bouffe. Aujourd’hui, sur le réseau, ma vie et moi.

18 juillet « Aujourd’hui pas malin »

Nous sommes mercredi. Le même jour de la semaine dernière, je m’enquérais du programme des festivités familiales de notre anniversaire commun, à ma Jolie Belle Sœur et moi. Jeudi, on fixait une fourchette « à la semaine prochaine ». Dimanche, mon frère tranchait pour le jeudi soir. Hier, il m’offre de choisir si nous nous rendons dans sa ville ou s’ils se rapatrient dans la mienne. Aujourd’hui, mes parents tranchent pour la mienne. Il est impossible de joindre le restaurant que j’avais en tête.
Et ça me stresse. C’est pas malin.

17 juillet « Aujourd’hui vite vite »

Aujourd’hui vite vite profiter des vacances, celles ici, celles seule, sans Homme, celles à 8 heures de vie strictement personnelle par jour. Vite vite effacer les traces de cette vie là parce qu’elle est bordélique et que le bordel contrarie celui avec lequel je vis. Vite vite exploiter avant d’autres, différents mais savoureux à d’autres égards.

16 juillet « Aujourd’hui ça ressemble presque à une blague »

On est réunis. Toujours les mêmes et pourtant encore moins en moins nombreux. Les questions soulevées ressemblent tellement à d’autres, les mêmes depuis dix ans, ou presque. Les contextes changent mais on reste les mêmes. Nos pratiques évoluent mais les gens ne changent pas. On se pratique depuis très longtemps… Trop longtemps ? Réunion sans surprise, sans (r)évolution. Rien de plus que d’habitude si ce n’est que je deviens blasée. Avec un peu de recul, quand on se regarde, là, ça ressemble presque à une vaste blague.

15 juillet « Aujourd’hui option a ou option b »

Option a : m’écraser, me recroqueviller, me réduire à l’intérieur de moi-même, subir, me taire.

Option b : me détacher, sortir de moi-même, être physiquement présente mais psychologiquement intouchable.

Il reste aussi l’option c : trouver un équilibre entre les 2.

14 juillet « Aujourd’hui un défilé de »

Faire des recherches, suivant le sujet, c’est fastidieux. Aujourd’hui, plongées dans les projets de vacances, j’ai fait défiler tellement de sites d’offices du tourisme, de campings, de plans à la con signés google, que je ne sais même plus où on part. Et d’une demi-journée à me battre avec les javas récalcitrants, les maps imprécis, les diaporamas surexcités, je peux vous dire une chose : rien, RIEN, ne vaut une bonne vieille carte michelin.

13 juillet « Aujourd’hui prouve que le sol présente quelques failles »

Ce matin, je me suis réveillée pas différente d’hier mais identique à aujourd’hui. Mes cheveux avaient toujours trop poussé, ma bouche avait l’odeur des grasses matinées en solitaire, ma tête fourmillait d’envie et d’idées folâtres. Pourtant, un 8 s’en est venu remplacer un 7, ce qui change tout et ne change rien. Il a bien fallu qu’il sorte de quelque part, ce chiffre. Et puisque le ciel s’étend d’azur et que rien n’en tombe, je suppose qu’il a poussé du sol. Une graine de plus dans le sablier.

12 juillet « Aujourd’hui prouve que le sol remue »

Le départ approche alors les lignes se dessinent, les chemins s’ouvrent, les itinéraires s’affolent. On a des fourmis dans les routes, hâte de s’échapper, hâte que le sol remue !

11 juillet « Aujourd’hui prouve que j’ai aussi les pieds sur terre »

It was my day of(f). Télévision, lecture, Internet, et surtout télévision. Heroes saison 3 en VOST. Quand je passe beaucoup de temps à regarder la télé en anglais, j’ai tas de mots anglais qui me viennent. Du coup, c’est « bullshit » et « fuck off » qui me sont venus à la bouche alors que je me ridiculisais au tennis. Ce soir, on révise Big Bang Theory. Je ne suis pas certaines d’avoir les pieds sur terre. Je suis en vacances.

10 juillet « Aujourd’hui quelque chose que je ne comprendrai jamais ».

Je ne comprendrai jamais notre incapacité chronique à organiser clairement un évènement aussi futil soit-il quand il s’agit d’accorder mes parents, mon frère et moi. Je suis issue d’une grande lignée de Shadoks.

9 juillet « Aujourd’hui une liste »

Aujourd’hui, on m’a annoncé une nouvelle qui en soit n’est ni bonne ni mauvaise et qui n’est peut-être même pas une nouvelle. Il nous a fallu réfléchir alors on a fait une liste. Les listes sont la réponse à beaucoup de maux : perte de mémoire, troubles de la concentration, défaut d’efficacité. c’est aussi un excellent remède pour prendre de la distance, avancer pas à pas. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de la liste d’aujourd’hui. souvent, dresser est suffisant…

8 juillet « Aujourd’hui mémoire morte »

Il est vieux et malade. « Malade » comme on l’est quand on est vieux, pas d’un mal précis mais d’une combinaison d’affections multiples cerclées des effets secondaires des traitements à foison. Il n’est plus que dans ce présent-là : le mal. Il va mal. Il a besoin qu’on le sache, qu’on l’observe, qu’on le rumine comme il le fait. Il refuse qu’on intervienne. C’est comme si rien n’avait existé. Comme si toute une vie était là. Dans le mal et l’observation borborygmée de ce mal…

6 juillet « Aujourd’hui c’est bien une vache »

Certes, si on consomme peu de lait et qu’on n’a pas l’âme à manger les animaux qu’on a connus, ça n’a pas une utilité directe. Mais tout de même. Ça passe son temps à occuper son temps. En cela, c’est un bonheur à observer. Puis c’est bêtement affectueux. Ça donne sans compter. C’est pétri d’habitudes et ça n’en démord pas facilement. Non, il n’y a pas à dire, c’est bien, une vache.

7 juillet « Aujourd’hui matière vive »

Je suis entrée dans le sas. Celui qui ouvre sur les vacances. Je suis matière molle, vidée d’énergie. Je tiens à la promesse du repos qui tarde à venir. Je suis matière boudeuse, vite excédée. Je suis matière alanguie qu’on pousse un peu trop. Quelques jours de sas encore. Et je reviendrai à la vie.

5 juillet « Aujourd’hui moment où la nuit tombe »

C’est le claquement régulier de mes dix centimètres à chaque pied sur le trottoir. Presque lent. Régulier. On ne peut rien précipiter en talons hauts. Je rentre chez moi. Il fait bon dehors. Presque frais. Ce qu’il faut. Je n’ai pas besoin de désaouler, ni même de m’enivrer. Je ne me sens pas si mal. J’ai serré des gens dans mes bras et c’était bienvenu. J’ai prononcé trop d’au revoir pour cette vie. J’ouvre une porte, en ferme une autre, me retrouve chez moi. Ce moment où la nuit tombe sur une année de vie.

4 juillet « Aujourd’hui permission accordée »

Permission d’être quelqu’un de faible. Permission d’être maladroite avec un tout petit. Permission de minuit. Permission de rougeoyer. Permission d’en avoir ras le bol aussi un peu en passant.

MERCREDI 4 JUILLET 2012

3 juillet « Aujourd’hui est un plan »

Prenez à gauche immédiatement en sortant du lit, première à droite pour la vidange puis à gauche pour une douche. Droit devant : garde robe. Passez l’étape du petit déjeuner et suivait les consignes habituelles pour arriver au travail. Là, s’écarter alors de l’entrée de l’autoroute et s’engager sur la nationale. Lever le pied et suivait la route tranquillement jusqu’à arriver à la fin de journée. Attention aux virages, laissez-vous porter.

2 juillet « Aujourd’hui elle ressemblait à »

C’est elle. Mais dans 10 ans. Je reconnais ses yeux, ses expressions, son attitude. Je reconnais son visage, ses gestes, sa tonalité. Mais ses tresses ont disparu, une frange cache son front, sa nuque est toute nue. En une coupe de cheveux, j’ai perdu une jeune ado pour rencontrer une jeune fille. Elle n’a pas fini de me surprendre.

1 juillet « Aujourd’hui clés »

Elles sont nombreuses. Je les découvre petit à petit. Quand j’en attrape une, je la détaille en tout sens, je l’essaie, je la teste. Puis je suis la piste suivante. J’en ai attachée quelques unes à mon trousseau mais je ne sais pas combien il y en aura en tout. Aujourd’hui j’en ai ferré une de plus. Il faut encore que je remonte la ligne. Je ne sais pas encore s’il s’agit d’ouvrir les serrures ou de fermer définitivement une porte. Mais elles sont les clés de cette maladie.

30 juin « Aujourd’hui tout nouveau : »

Aujourd’hui, toute nouvelle : une guitare, évidemment. Leitmotiv de notre vie depuis 3 ans. Une nouvelle arrivée. Sèche, celle-là, touche en palissandre. La Yamaha est partie, troquée pour une américaine supplémentaire. Pour un homme heureux.

29 juin « Aujourd’hui tout le monde ne dit pas merci »

Mais moi si. En passant puis en y revenant pour ce que ne soit pas dit trop vite. Même si elle a 13 ans, que c’est une élève, qu’il y a cette distance. J’ai dit merci. Je ne le regrette pas.

28 juin « Aujourd’hui tant le monde ne porte pas de lunettes »

Non, il y en a qui cultivent des légumineuses.

27 juin « Aujourd’hui me manque peut-être »

La reprise terminée, je traine un peu. Je distribue des carottes à tous mais plusieurs noms me restent inconnus. Je m’assieds avec les parents qui attendent la fin de la leçon de leurs filles (que de filles !) et j’échange quelques mots en prenant l’air et l’ombre. Mon moniteur est ailleurs, il n’a pas dit grand chose de mon travail. Appartenir davantage à tout cela, connaître les recoins, les robinets, savoir où trouver une éponge, un saut, différencier à coup sûr Tania de Téo… Peut-être que ça me manque.

26 juin « Aujourd’hui des nombres concrets »

6 BD ont disparu du bac.

1 heure a été consacrée à de la saisie. Quand y en a p’us, y’en a encore.

9 344,63 € ont été attribués à l’achat de manuels scolaires.

1 long baiser a été échangé à mon retour à la maison.

21h14. Je ferme ce carnet.

25 juin  » Aujourd’hui présentation de »

Rentrée 2012.

Les pieds dedans jusqu’aux genoux, à mariner dans la sueur de l’été en devenir, prenant des notes poisseuses, stats, prévisions et autres annonces. Les mains dedans jusqu’aux coudes, paperasses et comptes-rendus pour comptes à rendre. La tête loin, très, déjà plus dans cette année, pas encore dans l’autre.

24 juin « Aujourd’hui ceux qui s’accrochent »

Aujourd’hui, on a sept ans. L’âge de raison à ce qu’il paraîtrait. Est-ce que ça signifie qu’on va devenir raisonnables ? Peu me chaut. Tout ce qui m’importe c’est voir pétiller ses yeux encore et encore, pendant les 7, les 77, les 777 années qui viennent.

23 juin « Aujourd’hui ce qui s’accroche »

Aujourd’hui, ce qui s’accroche, c’est lui, c’est moi, ce sont nos corps, c’est notre engagement, ce sont nos amours, nos bonheurs, nos emmerdes, ce sont nos galères, nos émois, lui et moi.

Aujourd’hui, ce n’est pas ce qui s’accroche mais ceux qui s’accrochent.

22 juin « Aujourd’hui rien n’aurait changé si »

Si nous respections le calendrier scolaire, la loi, et autres menues contraintes, aujourd’hui aurait été avant dernier vendredi de l’année scolaire, la veille d’un presque dernier week-end, les derniers temps avant deux semaines de travail acharné.

Au lieu de quoi cette journée était la dernière en compagnie de nos chères têtes blondes. Reste deux semaines de travail acharné. Mais sans élève dans les pattes.

21 juin  » Aujourd’hui feu de »

Vive les vacances

A bas les récompenses

Les cahiers au feu

Les collègues au milieu

20 juin « Aujourd’hui fin de »

L’état de grâce.

L’année scolaire ou presque.

Certaines illusions.

Mon sacrum et quelques côtes. L’air doux printanier.

La fin d’une période de l’année, d’un cycle, d’une saison… des haricots ?

19 juin « Aujourd’hui qui, quoi, quand, où, comment et pourquoi ? »

Mon nombril et moi tournons en rond les mêmes idées chaque jour que dieux font, sans jamais finir de les déglutir car il y a forcément encore un peu de sève à en tirer.

18 juin « Aujourd’hui réflexe »

Tout faire. Prendre en charge. Même quand je dis stop. Même quand ça fait mal. Ne pas attendre une seconde, se baisser pour rien parce que je n’ai pas eu le temps de lire « non », ne pas déléguer. Je veux croire que c’est un réflexe. Sinon ça signifie qu’il est persuadé que je ne fais et ne ferais jamais bien.

17 juin « Aujourd’hui est une petite annonce »

Cherche compagnon ou compagne de glandouillage télévisuel entrecoupé d’étendage de caleçons. Barres glacées offertes. Abstentionnistes s’abstenir.

16 juin « Aujourd’hui faim de »

De sucre

De soleil

De temps

D’ailleurs

De loin

D’été

De vie

15 juin « Aujourd’hui comme ça et pas autrement »

En fin d’année scolaire, il n’est plus temps de transiger. « Mais Madame… » Déjà, en temps normal, quand ça commence par « Mais Madame », « Non, mais » ou « Oui, mais » ça me porte sur les nerfs. Mais alors en fin d’année, c’est même plus la peine d’essayer. J’explique pas, je transige pas. Ça n’a rien de pédagogique, bien au contraire, mais c’est comme ça et pas autrement.

14 juin « Aujourd’hui envie d’être à »

-illeurs, essentiellement.

Dans une autre cuisine, une autre ville, une autre tête. Loin d’ici. Loin de moi.

13 juin « Aujourd’hui cheveux »

Il y a des journées où tout part à vau-l’eau, de Charybde en Scylla. Des journées qui semblent vouloir tester vos limites, vous faire sortir vos tripes. Des journées à s’arracher les cheveux. alors on encaisse et quand c’est trop plein, on pleure. Et on attend le jour qui suit.

12 juin « Aujourd’hui une confidence »

Une élève que je n’aime pas, mais alors pas du tout (autant que je puisse ne pas aimer une élève c’est-à-dire avec distance et professionnalisme) s’est faites battre devant le collège. Pas terriblement mais des coups bien placés et bien mis. J’ai tout vu. Je ne sais combien de fois j’ai imaginé lui asséner ce type de coups. Mais je n’ai tiré aucune satisfaction de ce spectacle. Ni davantage de sympathie pour cette élève.

11 juin « Aujourd’hui si je portais des lunettes roses j’écrirais »

si je portais des lunettes roses, j’écrirais des mots qui ne sont pas les miens car je serais quelqu’un d’autre puisqu’il ne viendrait jamais à l’idée de cette de que je suis de s’affubler d’une telle chose.

10 juin « D’aujourd’hui, j’oublierai certainement demain que »

Rien ne change.

Mais tout également.

9 juin « Aujourd’hui une petite lumière »

Le visage rouge, criant, tordu. La douleur, la détresse aussi peut-être. Elle a un mois dans peu de jours et son ventre fait mal. Je ne sais pas ce qu’on comprend à un mois des douleurs gastriques. Sans doute pas grands choses au-delà de la douleur en continue. J’ai mal, faites quelque chose. Je l’appelle Jolie Poupée et elle fixe mes boucles d’oreille qui pendent. Elle est la petite lumière, le bébé solaire de mon Amie Lune.

8 juin « Aujourd’hui je n’ai rien dit quand »

En fin de semaine, il y a tout ce qui s’est accumulé, tout ce qui s’était accumulé et tout ce qui s’accumulera. Alors les choses sortent. Les réponses s’imposent, les mots ne se retiennent pas. Aujourd’hui, j’ai tout dit quand. A chaque fois. Je ne m’en sens pas mieux. Je ne m’en sens pas moins bien. Je suis du même avis que moi-même. Et trop épuisée pour savoir si ça suffit ou pas.

7 juin « Aujourd’hui orgueil de »

Je n’ai aps regardé dans le détail. Même pas dans les grandes lignes en fait. Mais j’ai jugé. Tape à l’œil, grossier, en rien pédagogique. Parce qu’elle m’inspire le mépris. Parce qu’elle arrive en terre conquise sur un territoire que je refuse de nommer mien bien qu’il me revienne presque de bonne logique. Parce qu’elle.

6 juin « Aujourd’hui un jeu »

Ce soir on joue à « Si on a l’appartement, on fera… » et on meuble, on répartie les espaces, on choisit la couleur des murs. Mais à intervales réguliers, l’un de nous rappelle « Enfin, c’est si on l’a, hein ». Donc on joue aux Sims sans ordi tout en jouant à qui ne s’emballera pas trop. On a des jeux de grands.

5 juin « Aujourd’hui un parfum »

Agitation confuse des élèves, CDI se vidant de sa sève grouillante, l’arrêt des prêts, absences chroniques de certains collègues, multiplication des sorties scolaires, soleil à la fenêtre et débardeurs dans les vestiaires. Ça sent les grandes vacances.

4 juin  » Aujourd’hui une action soignée »

C’est un beau schéma bien chiadé sur un outil que tout le monde n’utilise pas donc qui fait genre un peu pro. On y va de notre expertise, chacun son vocabulaire info-documentaire préféré, qui défend « catalogue » versus « base de données ». On mutualise, on met en commun, on réfléchit, on élabore.

Et demain, je serai de retour dans mon établissement et tout cela restera ce que c’est : de la trituration neuronale absconse.

3 juin « Aujourd’hui je n’aime pas »

D’une manière générale, je n’aime pas. Mais aujourd’hui plus particulièrement, je n’aime vraiment, mais alors vraiment, vraiment, vraiment pas.

2 juin « Aujourd’hui une addiction »

Affronter une dure journée ? Bien manger pour commencer. Affronter une longue journée ? Manger tout au long, même sans faim. Clore une dure journée ? Manger. Manger, réponse à tout. Une contrariété ? Manger. Une frustration ? Manger. Les mains en sang, le dos moulu, les jambes pesantes ? Manger.

Manger.

1 juin « Aujourd’hui que reste-t-il de »

Que reste-t-il de tous nos cours ?

Que reste-il de nos traits d’humour ?

Une chanson, drôle de chanson documentaire…

31 mai « Aujourd’hui comme un touriste »

Aujourd’hui j’ai transpiré de dessous les bras au point que mon t-shirt sent le touriste, la crème solaire en moins.

30 mai « Aujourd’hui la peine de »

Aujourd’hui c’est pas la peine de me réconforter parce que je me raisonne seule. Pourtant, c’est bon de sentir sur les différents sujets à mes faiblesses les contacts vibrer sous le clavier, réagir, répondre présents. Le bruit de la rue se fait plus lointain, un certain blog a l’air moins moribond, les contrariétés relativisent. La peine de prendre du temps pour ces gens qui en prennent tant pour moi.

29 mai « Aujourd’hui bijou »

C’est une sphère simple d’ambre miel avec une attache en argent. Je n’ai plus la chaine qui allait avec, pacotille rapidement usée. C’est un cadeau de mes parents. Pas à moi, à ma grand-mère, celle que je pleure, celle qui est morte. C’est un héritage.

Longtemps, ma grand-mère s’est soucié du devenir de ses bijoux. Je n’en portais pas, unique petite fille de celle qui n’a eu que des fils, ça l’attristait. Je me souviens de ses bracelets, qui cliquetaient, son semainier.  Je me souviens des boucles qu’elle clipsait à ses lobes non percés. J’ai gardé ses bijoux. Pas tous. La plupart. Le semainier qui cliquette et que j’enfile pour le son parfois. Et cette boule d’ambre que ce matin à mon cou noué.

28 mai « Aujoud’hui pris entre les deux »

D’un côté, il y a ma flemme exemplaire, ma fatigue, mon besoin hiératique de glander.

De l’autre, il y a mon Homme, son stress, son angoisse, et le côté super agaçant.

Et au milieu, il y a mon amour, ma compréhension et toute ma bonne volonté.

Mais quand même !

27 mai « Aujourd’hui beaucoup trop de »

Des tas, des tonnes, des tempêtes, beaucoup trop de minutes dans cette journée. Ou alors vraiment pas assez, j’ai beaucoup de mal à savoir.

26 mai « Aujourd’hui une pensée sauvage »

 

Elle est née de la colère, de la frustration, de la mauvaise humeur, de mon manque de sommeil, de cette nuit amputée au matin pour que l’Homme s’arrache à moi pour retrouver une fois de plus celui que je veux de moins en moins voir. Elle est de née tout ça pour s »émanciper et grossir malgré ce qui pousserait à la faire taire. Elle disait « C’est quand même plus simple quand on est seul à décider, qu’on n’a qu’un avis à écouter ». Elle s’est tu quand la colère s’est calmée. Ce n’était qu’une pensée.

25 mai « Aujourd’hui contre »

Aujourd’hui contre toi, tout contre toi, à démêler les nœuds à quatre mains, accorder nos instruments pour décider dans le même sens, écrire des « et si » sur les murs de notre salon, caresser ta joue rasée de frais, puis t’embrasser pour la première fois comme à chacun de nos baiser.

24 mai « Aujourd’hui c’est mécanique »

Les gestes de mon travail. Les clics de souris, l’empoignement ferme de la douchette, l’oreille tendue au bip, le balayage du regard, les copier/coller, le flirte avec le thésaurus. Passer les documents de la caisse débordante à ma gauche au carton vide à ma droite. La saisie est une mécanique bien huilée, j’y suis à l’aise, comme sur des roulettes. Tâche répétitive et en ce sens aussi reposante que barbante. Je suis mécanicienne de la saisie documentaire.

23 mai « Fragment d’aujourd’hui dont Hitchcock aurait pu faire un film »

On sort de l’ascenseur et il y a ce type sur le pas de la porte. Un gaillard de presque 2 mètres, coupe militaire et robe de chambre fuchsia. Poignée de main réglementaire et visite comme une inspection des locaux : simple, rapide, efficace. On pose quelques questions. On est encore chez lui. Un chez lui qu’on devrait pouvoir imaginer en futur chez nous mais c’est difficile. L’intérieur date d’une autre époque. On ne nous propose pas de pousser certaines portes. L’atmosphère pèse.

22 mai  » Aujourd’hui assez de »

Assez de non.
Assez de chut.
Assez de et si.
Assez de pourquoi pas.
Assez de ah oui !
Assez de cette journée.

Suivante !

21 mai  » Aujourd’hui une photo qui vous touche »

Il ressemble un peu à Coluche. Il faut dire qu’il avait encore pas mal de cheveux. Il a un air de savant fou. Un air de fou qu’il avait si souvent. Il s’est grimé un nez rouge avec l’ancêtre de photoshop : un bon mieux marqueur. Au stylo, une paire de canines démesurées et quelques mots « Je mangerais bien une petite fille ». C’est mon cousin. Le saltimbanque, le théâtreux, l’homme aux marionnettes. Il m’a fait peur autant que fasciné. Il a ce regard que donne la liberté enivrée.

20 mai « Aujourd’hui une consigne »

« Mange, tu ne sais pas qui te mangera »
J’ai pensé à ça en m’enfilant la moitié du pop-corn de l’Homme au cinéma. Réminiscence de la petite enfance rappelée à moi par un vampire sexy et sa victime à l’écran, sans doute.

19 mai « Aujourd’hui un projet »

Aujourd’hui pas un mais mille projets. Comme chaque jour. Remis à demain. Comme chaque jour. Ou presque.

18 mai « Aujourd’hui elle a dit »

Aujourd’hui, elle a dit qu’elle devait me passer le bonjour de Mme M. Alors pendant une fraction d’instant j’ai eu de nouveau 11 ans. Mme Petites Cases… Depuis, j’ai comme un kyste de nostalgie qui se balade dans l’estomac. Mme Petites Cases…

17 mai « Aujourd’hui tache »

Face à une toile de Saytour, je fis remarquer à mon couple parental « Les mêmes couleurs et le même motif par Vialat, ça donnerait quelque chose, mais là, c’est creux… »
« – Par Vialat, ce ne serait pas la même toile, releva mon père.
– Oui mais l’esprit est le même. Si on te montre la toile sans la légende tu penses Vialat, pas Saytour. Sauf que c’est creux, objectait-je.
– C’est vrai, c’est creux, opina-t-il ».

16 mai « Aujourd’hui la sécurité c’est »

Mettre un casque pour monter à cheval alors qu’on risque de se fracturer un membre, des côtes, un bout de colonne, davantage que de s’ouvrir le crâne. Traverser au feu vert et sur les clous en faignant d’ignorer la conduite d’aquì. Profiter de la caresse de ma mère sur ma nuque fraichement dégagée comme si elle serait là toute ma vie. La sécurité n’est qu’un ensemble d’illusions de sécurité. Mais ça suffit, vivre suppose de prendre le risque de mourir.

15 mai « Aujourd’hui un mot en anglais »

Enjoy !

14 mai « Aujourd’hui enfant »

Mon Amie Lune m’a annoncé ce matin la naissance de sa petite fille au prénom qui rayonne. C’est incroyable combien on peut se réjouir de la naissance de l’enfant d’une autre (et d’un autre parce qu’elle ne l’a pas faite seule, sa fillette solaire).

13 mai « Aujourd’hui la toute première question qu’on va vous poser »

Ça ne vous agace pas, vous, quand on vous demande « Tu es allé chez le coiffeur ? » Pas quand on a juste rafraichi une coupe, hein, mais quand la veille on était rousse à cheveux mi-long et qu’on revient les cheveux à la garçonne teinté brun chocolat. Moi, souvent, je réponds « Non, ils sont tombés pendant la nuit. » Avec le sourire. Mais dedans, je boue du manque total de sens de l’originalité de mon entourage.

12 mai « Fragment d’aujourd’hui raconté en poésie »

A la petite heure du matin,
Du réveil la Belette chassait les grillons,
Missionnée à conduire son amoureux félin
à l’aéroport et quelques compagnons.

Contrariée par la nuit écourtée
et les heures à venir en célibataire passées,
Elle consacra à son canapé
Son ordinateur et la VOD sa matinée.

Puis s’en allant le soleil chercher,
Elle fit par chez la coiffeuse son amie
Un bienvenu détour capilairement recommandé
Dont elle sortit métamorphosée et ravie.

Son élan l’emmenant,
Elle shoppa en quelques lieux
De nouvelles nippes à l’avenant
Closant ainsi un après-midi radieux.

11 mai « Aujourd’hui, il FAUT »

Il FAUT que je tire le fil, que je ne me contente pas d’avoir craché la bobine sans en défaire les nœuds. Il FAUT que j’écoute, que j’entende et que je suive les intuitions, les impressions, les susurrements. Il FAUT que je sois attentive à cette salope de Petite Voix parce que tout teigne qu’elle soit, elle n’a pas toujours tort, la garce.

10 mai « Aujourd’hui une multitude de »

Petits moments, menues douceurs, rayons de soleil, calories, heures de bus, fou rires, insectes, très vieille choses, pierres, amusement, photos et poils de mascotte.

9 mai « Aujourd’hui ventre »

Ventre, source de bien des maux. Il est au centre de tout. Et de rien. Il faut l’emplir, le vider, le chouchouter, s’en soucier. Ventre, source de bien des mots.

8 mai « Aujourd’hui la ligne qui va »

Aujourd’hui la ligne qui va de ma tête à mon cœur vibre et chante sans raison particulière, peut-être parce que c’est le printemps ou peut-être parce qu’une place rose m’a un peu réconciliée avec ma France et donné de l’air, peut-être parce que j’ai bien dormi cette nuit. Mais je m’en fous des pourquoi, je savoure, je touche et je prends des gens dans mes bras.

6 mai  » Aujourd’hui un carré parfait »

J’ai mesuré. Avec les yeux. Cette cabine est un carré parfait. Avec son rideau beigeasse, son petit plateau et sa corbeille à papier qui ressemble à s’y méprendre à celles que nous avons dans mon établissement.
Je prends mon temps. Non, je n’hésite pas. Je vérifie. C’est devenu un toc. Je plis, glisse dans l’enveloppe, ressors, déplie, repli, reglisse dans l’enveloppe.
Et je sors du carré parfait de l’isoloir.

A voté.

5 mai « Aujourd’hui je pourrais tout aussi bien »

Il m’a dit que je m’éteignais, que je ne proposais plus rien, me contentant de le suivre sans imposer mes choix. alors quand il a demandé ce qu’on faisait aujourd’hui, j’ai répondu qu’on allait au cinéma. Moi ça me manque, le cinéma. Mais aucun film n’a trouvé grâce à ses yeux. On n’a pas été au cinéma. Je pourrais tout aussi bien tourner ça au scandale, lui dire que ses mots étaient vides, complaisants, de circonstance, en faire une montagne, un pic, un roc, un cap, une péninsule. Mais je m’en fous. Et puis je l’aime.

4 mai « Aujourd’hui insecte »

Insecte.
Un secte.
Une secte.
Un secteur.
Une section.
In secto.
Non, rien à faire, l’insecte ne m’inspire guère…

3 mai « Aujourd’hui ce qu’il y a dedans »

Ce qu’il y a dedans, saleté de caboche, remue et s’agite, me secoue, m’allume, et ce matin me brûlait derrière les yeux. Qu’est-ce qu’il y a de si sombre là-dedans pour que ça ne se manifeste que dans la douleur ? Aujourd’hui, ce qu’il y a dedans, je l’ignore alors il se manifeste. Maux de tête contre mots de tête. Ce qu’il y a dedans devra bien en sortir…

2 mai « Aujourd’hui sucré »

J’ai mes périodes sucrées et mes périodes salées, mes périodes gloutonnes de l’un ou de l’autre, celles où je n’ai d’appétit ni pour l’un ni pour l’autre.

En ce moment, je suis dans le sucre. Comme si j’avais besoin d’énergie. Comme si j’avais besoin de douceur. Comme si j’avais besoin d’excuses pour être gourmande aussi.

1 mai « Aujourd’hui comment je pense à demain »

Presque sept heures en tête à tête avec leurs faces illustres sur papier glacé, aujourd’hui, je pense à demain par les noms de candidats, par leurs partis, par leurs programmes. Je pense à demain non comme le 2 mais comme le 7 de ce mois, comme le jour « d’après ». Je sais déjà que nous serons tous groggys, même si notre bulletin a gagné. Demain sera celui d’un pays sous le choc. Puis la vie reprendra le dessus.

30 avril  » Aujourd’hui ce qui craque »

Mes os, mes muscles, mes cartilages, mon morale, mes résolutions, les lattes de mon lit, la main de l’Homme que j’aime. Ce qui craque c’est le monde entier pendant chaque séisme.

Je suis une femme-séisme. Mesurez-moi sur Richter.

29 avril « Aujourd’hui comment lui dire ? »

Non mais alors là, on m’aide pas. Un peu de précision ne ferait de mal à personne. « Comment lui dire ? », d’accord mais comment dire quoi ? à qui ? Parce que je suis quelqu’un de serviable dans l’absolu mais il faut me donner un peu de matière pour servir. Donc reformulez-moi un énoncé un minimum organisé et on reparlera de tout cela demain avec toutes les cartes en main.

28 avril « Aujourd’hui le confort c’est »

Aujourd’hui, le confort c’est tout ce qui n’appuie pas sur le sacrum. Le confort c’est un chez nous assez propre pour le pas avoir à se soucier de faire du ménage pendant ce week-end prolongé. Le confort c’est le commerce de proximité qui facilite la vie de tous. Le confort c’est le nouveau pod qui permet à l’Homme de s’entendre sans que moi je l’entende. C’est le temps. Ce sont quelques fleurs pour avoir un sujet de conversation. C’est le replay à la TV. c’est se réfugier chez mes parents et retomber en enfance. Ou pas.

27 avril « Aujourd’hui orange »

Orange est la seule couleur que nous n’ayons pas évoquée pour la reprise picturale de notre table désormais tachetée camouflage suite à une maladresse cillitbangesque. Rouge, bleu océan à bandes blanches, blanc lacunaire à bandes bleues, vert anis mention véto, rose pour rire, bois, rouge quand-même, mais pas orange. Ça jurerait de trop avec le salon. Ce serait plus simple s’il fallait repeindre la Terre…

25 avril « Aujourd’hui la famille »

Par Lizly le vendredi 27 avril 2012, 10:07

345 JOURS

Il y a la famille de sang et tout le poids qu’elle pèse.

Il y a la famille de coeur, très 2.0, enveloppante, douce, inqualifiable tant riches de belles choses.

Il y a la famille à construire, celle qui commence à lui et moi, à laquelle je pense tant, je pense trop, sans empressement mais avec l’enthousiasme de notre à venir.

Commentaires

jeudi 3 mai 2012 11:11 lullaby

Typiquement le genre d’article qui me colle des frissons… d’ailleurs tu m’as collé des frissons… Je te souhaite cette vie à laquelle tu penses de plus en plus, du fond du coeur.

2 jeudi 3 mai 2012 11:27 Lizly

@lullaby : Merci ma belle…

24 avril « Aujourd’hui à 11h30 précises

Aujourd’hui à 11h30 précises je regardais un épisode, le deuxième il me semble, de la saison 1 desHeroes prêtée par mon frère et comblant ainsi un vide sidéral dans ma culture personnelle.
Et le reste du monde tournait, bien loin de moi.

23 avril « Fragment d’aujourd’hui raconté en sondage d’opinion »

Par Lizly le mardi 24 avril 2012, 09:26

L’ensemble des occupants officiels de cet appartement cette après-midi ont passé :

– 80% de leur temps à ne rien faire devant la télé.

– 15% à ravitailler les lieux en papier toilette, kleenex, essuie-tout et pommes rouges.

– 4% à tenter de joindre des gens au téléphone.

– 1% du temps à donner un peu de confiance à une caissière amoureuse d’un grand et beau gaillard.

Commentaires

1jeudi 26 avril 2012 08:04 zelda

Tu racontes les 1% ?

2 jeudi 26 avril 2012 09:04Lizly

@zelda : Dans un post alors. Pour demain.

22 avril « Aujourd’hui je renonce à »

20h12. A rien. Pas à mon vote. Pas à mes opinions. Pas à ma nationalité. A rien. Même pas à la nausée, à l’écœurement, à l’impression d’être sale, à l’envie de garder les yeux baissés. Demain sera là demain. Et le 6 mai aura un soir.

21 avril « Aujourd’hui plaque de rue »

Parce qu’il 21 avril en appellera toujours un bien particulier, aujourd’hui, il n’y aura aucune plaque de rue au nom honni contre qui tant dont moi ont hurlé dans la rue. Et c’est bien ainsi.

20 avril « Aujourd’hui rouge »

Aujourd’hui rouge la ligne à ne pas franchir, celle dont on s’éloigne à coup de rire forcé, de cynisme, de dérision, à coup d’injustices légères, de fausse colère, de menaces creuses.

Aujourd’hui rouge l’oreiller, le coussin, le moelleux sur lequel repose ma tête en cette fin de journée, cette tête lourde et embêtisée de trop de tout.

19 avril « Aujourd’hui mains touchées »

Dans le demi sommeil du réveil, les doigts qui s’emmêlent et se parlent, s’encouragent, se caressent, complotent et se détachent quand la radio lance le Journal qui signale le levée.

18 avril « aujourd’hui ça n’aurait pas dû se passer ainsi »

L’échauffement.
Ça n’aurait pas dû se passer rênes courtes, cravache aux aguets.
Ça n’aurait pas dû me tendre davantage que me détendre.
Ça n’aurait pas dû se terminer avec du sable de carrière plein ma fesse et mon coude et ce couillon de canasson qui galope tout seul après m’avoir désarçonnée d’un pas de danse.

17 avril « Aujourd’hui chaleur de… »

Aujourd’hui chaleur de tes baisers me manque. Les petits bisous timides et enrhumés ne valent rien. L’hiver jour les prolongations et je n’ai que tes bras et cette crève qui fauchent les velléités d’embrassades enflammées pour me réchauffer. Mais je suis une grande frileuse.

16 avril « Aujourd’hui faux et usages de faux »

Aujourd’hui faux : les idées, les propos, les entendus et les sous-entendus que l’on me prête.

Aujourd’hui usage de faux : le détournement de mes phrases écrites pour faire dire ce que je n’ai même jamais pensé.

Aujourd’hui vrai : ma colère, ma frustration, mon exaspération.

Aujourd’hui usage de vrai : le traitement pas le mépris.

Du moins j’essaie.

15 avril « Aujourd’hui je ne sais pas »

– où je vais
– quoi penser
– quoi écrire
– comment je vais réussir à me lever demain matin
– comment je vais terminer le boulot à faire
– ce que je vais faire de mes vacances
– et qui suis-je et dans quel état j’ère, bien entendu (je ne pouvais pas la rater)

14 avril « Aujourd’hui sacs »

Aujourd’hui, sacs d’épuisement sous les yeux accrochés.

13 avril « Aujourd’hui une pièce particulière »

 

Aujourd’hui cette pièce de mon puzzle au 3 dimensions (conscience, inconscience, insouciance) s’est déboitée pour changer de place et se trouver mieux ailleurs.

12 avril « Aujourd’hui ils vont bien ensemble »

Cette prof doc et ce CDI.
Cette robe et cette agent.
Ce temps et l’atmosphère générale.
Mon mec et sa pizza.
Ce même mec et sa guitare.
Ces mains et ce clavier.
Ce carnet et ce stylo.
Cette fille et cet exercice.

11 avril « Aujourd’hui moment professionnel »

Ce mercredi fût chômé. Cheval, neurologue, beaucoup de tweets, une librairie, des livres, une douche longue comme un CA de présentation du budget, un ami à dîner, des tas de mails, mais strictement aucun moment professionnel. Même pas la correction des copies pour les élèves que j’ai demain à 8h, oubliées au CDI. Oups.

10 avril « Aujourd’hui tout ce qui brille »

 

Aujourd’hui tout ce qui brille ce sont les signaux d’urgence de mon tableau de bord personnel. « L’urgent est fait, l’impossible est en cours, pour les miracles attendre 24 heures ». Ce qui brille c’est ma colère contre des choses qui bouffent du temps et qui pourtant ne sont pas fondamentalement importante. Tout ce qui brille c’est cette alarme qui signale que ça ne peut pas rester comme ça. Que c’était ce qui allait mais que ça n’ira peut-être plus. Tout ce qui brille ce sont des alertes. C’est beau, ces couleurs.

9 avril « Aujourd’hui conte le mur »

Aujourd’hui je pousse contre les murs de ma conscience calfeutrée avec l’aide de quelques inconnus si familiers, je m’appuie, j’encontre, je cogne et je fissure. Aller encore contre le mur.

8 avril « Aujourd’hui itinéraire »

Aujourd’hui, il me semble avoir pris une route mais je ne sais pas encore où elle va ni par où elle passe. Je n’ai aucune idée de l’itinéraire que j’ai emprunté. Je sais juste que je suis dessus… Et c’est déjà beaucoup.

Commentaires

lundi 16 avril 2012 20:00 lullaby

Je confirme. S’engager sur une route, c’est choisir, c’est agir, c’est avancer, et ça fait toujours du bien.

2 rcredi 18 avril 2012 19:17Lizly

Le cheminement sur la route, par contre, c’est pas toujours un parcours de santé…

7 avril « Aujourd’hui laisser passer les petits papiers »

Laisser passer les petits billets. Ces mots numériques qui ont remplacés nos indiscrétions d’écoliers. J’ai parfois l’impression qu’on tweete comme on faisait passer une boulette à son voisin de table. La salle de classe a disparu, reste le tableau d’affichage. Laisser passer les petits billets. Aujourd’hui, il y en a pour lesquels je n’ai pas pu. Alors comme je le faisais, élève, avec un stylo et une feuille propre, j’ai écrit une lettre comme on appelait jadis les mails. Et j’ai passé à ma voisine. Et j’attends. En laissant passer d’autres billets.

6 avril « Aujourd’hui temps qu’il fait »

Pour un mois d’avril, les giboulées de mars sont relativement clémentes, n’est-il pas ?

5 avril « Aujourd’hui un mot que j’ai écrit »

Merci.

3 avril « Aujourd’hui ce que l’on porte »

 

On porte…
… des vêtements soit un peu trop, soit un peu pas assez, mais rarement juste ce qu’il faut
… des projets, des idées, des envies, des ambitions
… des frustrations, des déceptions, des désillusions, le sens des réalités
… sa personnalité, son identité, son caractère, soi

Commentaires

1lundi 16 avril 2012 20:03 lullaby

J’aime beaucoup ta réponse. A froid comme ça, je n’ai pensé qu’aux vêtements, bien-sûr, on ne se refait pas ! Mais pourquoi pas une réponse plus personnelle : quels projets, quelle ambition, quelles déceptions, quelle identité, portes-tu ?

2 mercredi 18 avril 2012 19:14Lizly

Certains jours, l’intitulé ne m’inspire absolument pas mais il faut bien que je trouve quelque chose à écrire dessus alors je cherche d’autres interprétations possibles.
Pourquoi pas une réponse plus personnelle ? Parce que ce serait trop long, que ça ne répondrait plus à l’exercice et parce qu’au moment où j’ai écrit ça, c’était tout ce que j’avais à dire. Sans doute.

3 jeudi 3 mai 2012 11:08 lullaby

Je me demande si je ne vais pas arrêter de te lire pour garder la découverte totale du thème quand je devrai m’y coller…
Comme l’idée m’enchante guère, je me demande si je ne vais pas tout simplement prendre le train en route, puisque c’est possible…

4 jeudi 3 mai 2012 11:26 Lizly

@lullaby : Il n’est écrit nul part qu’on doit commencer au 1er janvier. Tiens, si tu veux les consignes et les « aujourd’hui », tu les as là :http://366reelsapriserapide.nursit.com/IMG/pdf/les_365.pdf

n

2 avril « Aujourd’hui signature »

Aujourd’hui, j’ai paraphé :
– un compte-rendu taper à la va-vite
– une liste pour signifier que j’ai retiré mon ODJ du CA
– un chèque, il me semble
– un post-it d’anniversaire
– des messages que j’ai fait transporter par mes petits courriers non-ailés.

1 avril « Aujourd’hui un pur mensonge »

Un mensonge, pour être efficace, se doit de reposer en partie, même infime, sur la réalité. Un pur mensonge ne tient jamais. Il s’effrite. Il se cogne à ce qui ne colle pas. Un pur mensonge. Non, jamais. Je sais trop bien mentir pour me lancer là-dedans.

31 mars « Aujourd’hui le monde est petit »

Aujourd’hui le monde mesure 54 au 56 m², quelque chose comme ça. Le monde fait la taille de notre appartement que je n’ai pas quitté. Le monde est petit et il est encore trop plein à mon goût. C’était une journée pour un petit monde clôt.

30 mars « Aujourd’hui je pourrais écrire sur ma tête »

Les cheveux noués, chute de nuque et front dégagés, je pourrais écrire sur ma tête un bien banal « bonne poire ». Celle qui est trop gentille pour punir, trop malle pour refuser un stage, trop malléable pour imposer son projet.
En vérité, je suis trop flemmarde pour courir après mes punitions et les corriger, trop intéressée par le sujet pour refuser le stage par principe, trop peu impliquée pour insister sur un projet qui ne m’appartient pas.

29 mars « Aujourd’hui ça change tout le temps »

Ça change tout le temps :
– mon sentiment vis-à-vis de ma presque aide doc
– des détails sur mon nouveau blog
– l’attitude d’une classe
– les choses qui me stressent
– les gens

Ça ne change jamais :
– Le Prince des Quenouilles
– La gratitude vis-à-vis de ces élèves
– Ma propension à être surprise
– Les personnes fiables
– Les gens

28 mars « Aujourd’hui action éclair »

Rien. Je n’ai rien fait vite aujourd’hui. Au contraire, j’ai pris tout mon temps. Parce que dans la précipitation, rien ne serait sortie de bon. Parce que je suis un peu lancinante. Parce que les beaux jours s’installent et que ça ne prête pas à la précipitation. Non, aucune action éclair. Même pas l’écriture de ces lignes soignée et savourée.

26 mars 2012 « Aujourd’hui j’éviterai de dire que… »

Aujourd’hui j’éviterai de dire que ça va parce que je ne suis pas sûre que ça aille. Que ça ne va pas parce que je ne suis pas sûre que ça n’aille pas. Que je n’ai pas confiance dans l’advenir de ces choses là parce que ce n’est vrai que par bouffées. Et tout l’inverse. Aujourd’hui j’éviterai de dire que c’est gagné mais ça n’est pas perdu.

25 mars « Aujourd’hui un air en tête »

Bassement terre à terre : « Battez Vous » de Brigitte qui ne me lâche pas depuis plusieurs jours, notamment avec son intro de basse. Métaphoriquement parlant : un air de prise en main, d’atteinte douce de choses auxquelles j’ai aspiré il y a longtemps dans ce qui semble être une autre vie. Peut-être que sans le savoir j’aspirais à changer de vie. Moi qui croyais avoir eu envie d’être quelqu’un d’autre, voilà que je ne me déplais pas à être moi.

24 mars « Aujourd’hui Super Héros »

Aujourd’hui mon super héros s’appelle Sacrip’Anne. Elle fait pizzaïolo et hotline à la fois, avec des enfants et de l’humour. Elle est un peu magicienne.

23 mars « Aujourd’hui toucher »

« Madame ! Vous êtes trooooop belle ! »

Touchée.

22 mars 2012 « aujourd’hui le bien le mal »

Aujourd’hui Toulouse explose à cause d’un homme, des vies ont été secouées, une a été perdue. Est-ce bien ou mal qu’il soit mort ? Qu’il ait été tué ? Coupable sans procès. Peut-être martyre. Bien ou mal la surmédiatisation ? Mal la récupération politique. Et mal, mal ces mots à la cantine. « Et ça se prétend Français ! » Et ça se prétend enseignant ?

MERCREDI 28 MARS 2012

21 mars « Aujourd’hui ce qu’il en restera dans un an »

Il en restera l’odeur universelle. Il en restera le souvenir d’un hématome minuscule. Il en restera l’écho du sourire ridé de la Passagineta. Il en restera des livres sur des rayonnages, moins neufs. Il en restera des archives numériques. Il en restera quelques mots dans un carnet.

20 mars « Aujourd’hui au pied du lit »

Aujourd’hui au pied du lit traine le plaid écarté ensommeillée pour répondre à l’exercice de plume. Au pied du lit le rappel à l’ordre de la contrainte que j’ai moi-même choisie de m’imposer.

19 mars « Aujourd’hui en toc »

Aujourd’hui, prof en toc autour d’une table assemblées pour conciliabule largement surestimé, grand-messe classe après classe pendant quinze jours, celui-ci au milieu des autres. On distribue les avertissements et les blâmes, les tableaux d’honneur et les félicitations, on encourage, on sanctionne, on remballe et on rentre chez nous. Et dire qu’élève j’accordais une valeur quasi mystique à tout cela.

18 mars « Aujourd’hui un moment où j’ai regardé l’heure »

Snif Snif, Pfiuu Pfiuu, Snif Snif, Pfiuu Pfiuu. Je joue à « l’heure et la distance » pour pousser toujours plus loin mes foulées. Encore deux minutes pour arriver à 35. Encore quelques mètres pour boucler le tour. La montre en repère d’une part, les arbres, les pierres, le dénivelé de l’autre. Il est 15h39 quand je me dis que j’ai bien fait de ne pas me laisser tenter par celui qui ne voulait pas bouger de la maison. Quand je me dis que courir était exactement ce que mon corps demandait. Il était 15h39 quand j’ai réalisé qu’il m’avait fallu toute ma vie pour commencer à apprendre à m’écouter.

17 mars « Aujourd’hui fallait pas que »

 

Aujourd’hui, fallait pas qu’on me demande comment j’ai dormi pour ne pas me rappeler comment j’ai été réveillée. Fallait pas me parler de WordPress, ça ne soigne pas mon envie d’essayer Dotclear. Fallait pas imaginer qu’on ferait vingt minutes de queue pour un mauvais panini, on a été au restaurant. Fallait pas me dire que des cygnes qui nagent sur la mer ça n’existe pas, ça n’existe pas, parce que j’ai la preuve en photo dans mon téléphone maintenant. Fallait pas que j’essaie de faire quelque chose de mes cheveux. D’ailleurs j’ai renoncé. Fallait pas me tenter. J’ai pas résisté. Fallait pas que j’essaie de faire fonctionner l’imprimante, elle m’a contrariée. Fallait pas supposer que je puisse rester enfermée. Fallait pas attendre à ce que je m’étende.

Commentaires

1lundi 16 avril 2012 20:16 lullaby

… et, et… C’est tout ? Où sont les premiers ?
Ta prose m’a bien plu et une chose est presque sûre : l’an prochain, je m’y colle avec toi !
(par contre, je me permets : y a une faute de frappe qui pique les yeux en haut à droite, dans le carré vert : « acceuil » au lieu d' »accueil », je sais que c’est pas une faute puisque tu l’as bien écrit dans le menu de gauche, alors pleaaaaaase, corrige-moi cette horreur ! :D)

2 mercredi 18 avril 2012 19:22Lizly

Le premier, c’est celui-ci. Il n’est nul part spécifié qu’on doit commencer le premier janvier. J’ai décidé de me coller à l’exercice pendant une année entière… sans faute. C’est-à-dire que je remets le décompte à zéro chaque fois que je rate un jour. Comme j’ai déjà oublié des jours, ce blog vivra plus d’un an.

3 jeudi 3 mai 2012 11:05 lullaby

En voila une bonne nouvelle !

 

Le problème de ces vacances…

… c’est qu’elles commencent avec une échéance en forme de traquenard. Une invitation pour l’avant veille de la reprise, un truc qui me stresse mais qui a été formulé de manière à me prendre au piège. Assez tôt pour que je ne puisse pas prétendre être prise par autre chose sans que ça ne sonne très faux, avec assez de formes pour que je ne puisse pas prendre la question à la légère. Je dois donc m’y rendre mais ça me stresse. Non, ça m’angoisse. Sans raison raisonnable, comme angoissent ces choses déterrées de l’inconscient mais pas réglées pour autant. Alors quand ça me vient à l’esprit je le chasse mais ça ne part pas loin. Je voudrais ne penser que le 10 novembre va exister que le 9 au soir mais un rien suffit à me ramener tout cela à l’esprit.

… c’est que plane au dessus de ma tête une OBLIGATION de me reposer. Comme si j’allais imploser quelques temps après la reprise si je ne remplis pas mon baromètre sommeil. Comme si c’était la dernière fois de ma vie que je pouvais me réveiller sans cette sensation que dormir ne suffit pas, que la fatigue est ailleurs, intouchable, inaccessible, incontournable. Alors forcément je dors mal d’un sommeil qui ne repose pas et qui tourne dans la nuit les problèmes que je ressasse déjà le jour. C’est le ressac de l’angoisse, il ne cesse ni de jour ni de nuit.

… c’est que je devais prendre l’air et que finalement, ce ne sera pas le cas. On avait un plan O comme Ophélie, un plan L comme partir Loin, un plan 2L comme partir Loin et Longtemps. Le plan O est coincé chez elle, elle en souffre, j’en souffre, c’est pas sa faute, personne ne lui en veut, mais on peut envoyer des colis piéger à son rectorat (chocolats périmés, fleurs allergènes, autres idées déjantées qui vous passent par la tête). Les plans suivants sont partis à la poubelle avec les déchets médicaux de l’opération de l’Homme : il ne peut pas repartir en congés alors qu’il vient de revenir de maladie, il ne peut et ne veut pas partir un peu loin et encore moins raisonnablement loin, sans parler de vraiment loin ni même de longtemps.

… c’est que j’ai des soucis de collègues de boulot qui datent d’avant les vacances. Je croyais pouvoir les garder à distance mais j’ai reçu un mail et celui-ci disait « on sait où sont tes limites et on compte bien te pousser au delà » même si les mots écrits n’avaient rien à voir avec ça. Et non, je n’arrive pas à garder à distance.

… c’est que je ne sais pas par quel bout prendre les choses. Pour bien faire, il faudrait que je lise un livre par jour en moyenne. Vu les livres, c’est faisable (essentiellement de la littérature de jeunesse, au plus compliqué de la littérature marche-pied, plusieurs de petits niveaux, d’autres qui ont l’air simplement intéressants donc me font envie). Même si je ne suis pas aussi rigoureuse, il y en a 8 que je dois impérativement avoir lus à la rentrée pour les projets qu’on lancera dès la première semaine. Il y a aussi d’autres trucs de boulot, les évaluations 6e à revoir, des projets à mettre en forme, des courriers à préparer, des trucs à tester, le bulletin d’info à éditer… Mais dans tout ça il faut aussi que j’ai des vacances, du temps pour moi à moi. Pas seulement du temps pour l’Homme et moi, pour la famille et moi, pour des copines et moi. Du temps pour moi et moi. Qui ne se passe pas en angoisses sordides et solitaires.

… c’est que je ne sais pas ce qui me ferait du bien. D’ordinaire, il suffit que je m’écoute et je sais. Là, y a rien qui vient. Me liquéfier devant une série ? A l’inverse, sortir et faire du sport ? Écrire ? Lire ? Dessiner ? Filmer ? Photographier ? Exister ? J’écoute et je n’entends que fatigue et angoisses. Alors je voudrais exploser, faire une crise, trembler deux heures à faire sauter les lattes du lit puis m’écrouler et dormir comme si le temps n’existait pas mais je ne peux pas car le mécanisme est bridé et que pour qu’une crise accepte de hurler pour moi que je vais mal il faut qu’il y ait quelqu’un pour entendre et écouter.

 

Commentaires

1.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le mercredi 31 octobre 2012 18:30
Euh… en tout cas si on osait me menacer comme ça à mon bureau, je ne serais pas très sereine non plus. Quitte le chez-toi, 24 heures, l’air d’ailleurs, même quand on a besoin de repos est toujours plus rafraîchissant ; et ça permet de décrocher du quotidien et de tourner en rond dans un autre cercle. Courage, je t’envoie du repos en conserve :)

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 1 novembre 2012 11:24
@Nekkonezumi : Merci pour la conserve de repos :)
Pour les menaces, évidemment, elles ne sont pas formuler ainsi mais c’est bien ce qui est dit finalement, quand on gratte la surface des mots. Heureusement que je suis également bien entourée par d’autres… Enfin, il sera temps d’y penser à la rentrée.
3.FlohRépondre à ce commentaire par Floh
Le vendredi 2 novembre 2012 23:41
Ou peut-être que c’est un moyen de te prouver que tu n’as pas forcément besoin d’une crise comme sas de décompression? Tu as pleine conscience de tout ce qui t’oppresse et te pose souci, tu l’as écrit ici, peut-être que ça te fait du bien et te permet de lâcher prise?
Je t’embrasse fort et te souhaite la plus douce des 2ème semaine de vacances, même s’il y a une échéance (désagréable?) au bout… :-*
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 3 novembre 2012 18:59
@Floh : L’écrire m’a fait du bien oui… Mais n’a pas suffit à me reposer, je me sens toujours si fatiguée… Moi aussi je t’embrasse

La discussion continue ailleurs

1, 2, 3, 4 jeudi

 

Jeudi citation

<Eme> Rolf.. un TGV Paris-Bdx bloqué à Angoulême pendant 20 minutes..
<Eme> Le motif ? des colis suspects.
<Eme> A qui appartenait les colis ? À la SNCF…
<Eme> Dedans ? Les lettres d’excuses que la SNCF distribue en cas de retard…
<Eme> Magique non ? (source Journal du Sud Ouest)

DTC, évidemment

Jeudi lecture

Je suis dans la panade avec mon défi lecture. La semaine dernière, j’hésitais à participer au comité de sélection de Prix littéraire auquel j’ai déjà participé 2 ans. J’ai dit un petit non puis j’ai fini par dire un petit oui. Une fois lancée, je ne veux pas faire les choses à moitié. Il y a 31 livres à lire pour la mi mars. J’en ai déjà emprunté 20 tout rond.

A côté de ça, on participe aux Prix des Incorruptibles avec 2 niveaux dans mon collège. J’ai lu quelques livres mais il m’en reste 8. J’ai une autre activité lecture avec des élèves pour lequel je dois lire encore 5 livres… Et tout cela sans compter ce qui arrive au CDI et sur quoi j’ai envie de me jeter (un livre écrit par une collègue, la suite d’Uglies, la suite de Gone, la suite de Prunelle…)

Autant dire qu’il est impossible que je tienne mon défi. Je ne sais même pas comment je vais lire tout ce que je suis obligée de lire alors je ne vois pas comment je pourrais trouver de la place pour lire ce qui me fait envie à côté.

Je sais au moins à quoi je vais occuper mes vacances de Toussaint…

Jeudi lecture (bis)

J’ai découvert en bande dessinée la trilogie « Celle que » de Vanyda. J’ai lu le premier tome « Celle que je ne suis pas » (la suite est composée de « Celle que je voudrais être » et « Celle que je suis »). Le dessin a un côté manga (exemple de planche ici) qui ne m’a bien plus (une version colorisée va sortir, je trouve ça dommage). Le sujet est connu : une ado, ses copines, les petits copains, le quotidien du collège, les soirées… Vanyda aborde les choses de front, le dessin en dit long et arrive même à traduire cette langueur, cette lenteur spécifique à l’espace temps adolescent. J’ai été séduite, hâte de lire la suite.

J’ai commencé « Pourquoi lire ? » de Charles Dantzig. Je n’en suis qu’à la moitié mais j’adhère bien au concept. Derrière ce titre ne se cache pas une réponse infaillible et universelle. On ne peut même pas dire (en tout cas à mon stade de la lecture) qu’on reçoive une réponse. L’auteur propose des pistes de réponses, émaillée d’anecdotes personnelles, de références. Je ne regrette pas de l’avoir mis sur le haut et la pile à lire. On verra si je suis toujours du même avis en l’ayant terminé.

Jeudi blogo

Petit florilège d’une semaine sur ma blogosphère :

Nekkonezumi a ouvert un laboratoire aux curiosités. A visiter sans faute.

J’ai essayé de sélectionner un billet mais c’est trop difficile alors je conseille le blog en entier : Cube santé, un blog qui parle de maladies, de soins mais avant tout d’êtres humains.

Shaya a publié cet article au sujet duquel j’ai des choses à dire mais n’ai pas encore trouver les mots. Alors qu’elle a très bien choisi les siens.

Le 9e jeu d’écriture(s) est lancé et il y a déjà quelques textes. A lire, à commenter.

L’Anté-pré-ado de Mme Déjantée a 10 ans et de la poésie sous les doigts.

Je n’ai pas commencé l’exercice d’écriture basé sur votre réservoir de mots mais je l’ai baptisé « Un tour d’an » et surtout, je lui ai fait un blog à lui en utilisant un design incroyable de Kozlika.

Commentaires

1.BBRépondre à ce commentaire par BB
Le jeudi 25 octobre 2012 10:05
juste pour t’en rajouter une couche, l’auteur de Uglies a fait un bouquin de SF assez originale:
Succession
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 25 octobre 2012 20:59
@BB : Raaaaah, tentation ! Mais celui-là, je ne l’ai pas sous les yeux alors que les autres sont dans le bac à nouveautés du CDI.

2.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le jeudi 25 octobre 2012 10:45
Et un blog de plus dans mes flux, un :-D

5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 25 octobre 2012 20:59
@lullaby : Ouaaaaais ! Il est beau, hein ?

3.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le jeudi 25 octobre 2012 13:40
Déjà que j’ai le tournis avec tout ce que j’ai à lire pour mon plaisir personnel, alors je n’imagine même pas être dans ta situation.;) Bon « courage », alors !

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 25 octobre 2012 21:01
@Amy : Il faut gérer son temps de lecture. Mais je n’aime pas particulièrement ces coups de bourre, quand la lecture devient contrainte. Par contre, c’est parfois l’occasion de découvrir des bijoux car ceux qui sortent du lot sont vraiment très bons !

7.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le mercredi 31 octobre 2012 18:26
Bon sang, tu m’as fait de la pub et j’ai raté l’heure du merci de base, c’est honteux ! :-c
Si je te dis que j’ai beaucoup adoré l’ubuesque frasque de la SNCF, tu pardonnes ? cute
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 1 novembre 2012 11:26
@Nekkonezumi : Tu ne suis pas Dans Ton Chat ? Parce que connaissant ton humour, ça devrait te plaire ! cat Et bien sûr que tu es pardonnée !

La discussion continue ailleurs

Le collège, ce lieu étrange aux règles pénitencières (qu’ils disent)

Il est 7h34 du matin. Entre chien et loup, les lampadaires se sont éteints mais le ciel chargé, les arbres hauts sur le boulevard, les immeubles culminants de chaque côté… La route est obscurcie.

C’est le chemin de l’école, je descends chaque jour ce boulevard croisant sans qu’eux me voient derrière mon volant les anciens élèves qui remontent vers les lycées perchés et les nouveaux qui convergent avec moi, souvent par grappes.

J’ai levé le pied dès le toboggan. Ici, ce sont 4 voies de circulation, 2 couloirs de bus, 1 séries d’emplacement de parking et la fête de la double file. En haut pour acheter ses clopes, plus bas pour la pharmacie, plus loin pour le petit noir avant la journée de boulot et ainsi de suite. Dans cette ville où le sens d’un passage piéton est incompris, le feu de signalisation une jolie lumière et où une panne généralisée des clignotants, la désescalade s’exerce en prudence.

Je la vois de loin. Elle a les cheveux longs et noir, un sac à main en cuir et un air à la fois pincé et pressé. Elle tient non pas par la main ou le bras mais par la manche de veste un paquet à tignasse et dégaine d’ado croulante. Elle manœuvre entre deux véhicules garés, déboule en passant devant une camionnette en double file sur la voie de circulation à ma gauche comme si les voitures arrivant potentiellement en face pouvaient deviner sa présence, elle s’avance au milieu de la rue partiellement vide visiblement contrariée, hésite à s’arrêter alors que j’arrive à sa hauteur.

Elle n’est pas sur un passage protégé, elle est au milieu d’un boulevard ballotant son gosse au petit matin au milieu de la circulation agacée de la France qui se lève tôt.

Je freine, m’arrête, elle passe avec un petit signe de tête las, s’engouffre dans une voiture garée en face. Selon le code de la route, je crois que je n’aurais pas dû m’arrêter. En même temps, selon le code de la route, elle n’était pas censée être au milieu du boulevard, alors… Je croise un regard. Je le reconnais.

Il est 7h34 du matin. Le paquet entignassé qu’elle tiraillait sera sur nos bancs dans moins d’une demi-heure et ce pour une journée entière. Nous allons exiger de lui qu’il se tienne correctement sur sa chaise, jette les papiers dans la poubelle à papier et le reste dans la poubelle à restes, attendent son tour pour passer à la cantine, respecte un minimum de bon sens lors de la circulation dans les couloirs, lève la main avant de parler, ne parle que s’il est interrogé – même s’il avait la main lever – ne dise pas de grossièreté, soit poli et pas qu’avec la dame, écoute ce qu’on lui dit, l’entende, l’analyse et le comprenne, suive tout un tas de règles propres au Petite Collège de la Rive Droite du Fleuve Sans Eau, propres à n’importe quel collège, propre à tout établissement public, propre à toutes relations entre des personnes.

Ça nous semble normal. Mais à lui, est-ce que ça semble normal ? Parce que le passage piéton, il était moins de 5 mètres plus bas…

Pix by Nilson Menezes

Commentaires

1.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le mercredi 24 octobre 2012 15:56
J’aime beaucoup ton article et cette réflexion. En effet, les règles que l’on tente de leur inculquer à l’école et celles qui prévalent dans la famille ne sont pas forcément les mêmes. C’est bien là que réside une part du problème.

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 25 octobre 2012 21:04
@Amy : C’est là que réside beaucoup de nos problèmes…
Et devine qui j’ai failli renverser de nouveau cet après midi au même endroit.
3.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le dimanche 28 octobre 2012 01:01
Moi qui me sens parfois un peu con devant le passage clouté au petit bonhomme ROUGE à attendre avec mon fils pour bien qu’il comprenne qu’on ne passe qu’au VERT (bordel de merde), je crois qu’en fait je fais le bon choix. :-)

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 28 octobre 2012 12:29
@Anna : Oui, je pense que tu fais le bon choix. Ça ne signifie pas qu’il ne passera jamais au rouge mais quand il le fera, il saura qu’il transgresse une règle.

Dans ma problématique d’enseignante, la question qui se pose pourrait se formuler ainsi « comment inculquer à des élèves dont l’éducation a conduit à comprendre qu’une règle édictée est aménageable à volonté qu’elle ne l’est pas ? »
Régulièrement, je me heurte au sentiment d’injustice profond ressenti par un ou une élève face à une punition/sanction pour un manquement à une règle. Règlement intérieur, règles de vie du CDI, règle de classe, règle de bon sens…
Je ne punis pas pour rien : il a réellement eu un manquement à la règle. Mais lui/elle le ressent comme une injustice car il/elle a pour habitude d’aménager les règles, de les plier, de les assouplir, de les tordre ou les regarder par en dessous.
Ils sont trop jeunes pour se remettre en question et c’est tellement naturel de remettre l’autre (dans mon cas, le prof) en question ! Quand je peux, je prends le temps d’expliquer : il y a une règle, elle a du sens, elle a été mise en place pour les raisons suivantes, elle est valable tout le temps et pour tous donc pour toi aussi.
Mais je ne vais pas mentir : l’explication est rare, le plus souvent restreinte à un rappel de la règle (« Les portables sont interdits », « on ne se lève pas en classe sans autorisation », « on ne court pas dans le CDI ») Parce que je suis énervée sur le moment ou que l’élève l’est (ou les deux) donc qu’il n’y a pas de dialogue correct possible et que la fois d’après, on a oublié, on est passé à autre chose, parce qu’on a pas le temps souvent, parce que quand même ils devraient comprendre tout ça à leurs âges, parce que, parce que. Beaucoup de raison dont aucune n’est bonne mais qui le sont toutes un peu quand même…

Une réponse fleuve pour te dire que oui, oui tu as raison d’attendre le petit bonhomme vert.

5.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le dimanche 28 octobre 2012 18:11
Je vis tout ça dans mon boulot aussi : vu qu’ils ne le comprennent pas ados, adultes ce n’est pas mieux… J’avais même pondu un billet là-dessus il y a un bon moment.

7.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 29 octobre 2012 09:25
@Anna : voilà un bien bon billet qui sent le vécu et rappelle du vécu, en effet ! En début d’année, on explique les règles du CDI avec les 6e, on parle même du fait que le matériel et les livres sont payés avec les impôts, que les impôts c’est l’argent de leurs familles, le mien, celui de tout le monde, etc… mais comme toute chose en pédagogie, il faut répéter, répéter, répéter.

6.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le dimanche 28 octobre 2012 18:14
Flûte, le lien était cassé, voilà le bon.

Réservoir de mots

Il faut que je remercie ProfDocDoc, Anna Musarde, La Bouseuse et son Chapeauté, Shaya, Nekkonezumi, Chouyo, Miss Sushie San, The_Filf, Miss Auster, Eclypx, L’Impatiente, Snana, Regarder le Ciel, Arkadia, Flofeenix, Mille Bulles et son amoureux, Sacrip’Anne, Noé Cendrier, le Lutin Facétieux (qui a retrouvé son bas de pyjama) et Cro-Mignonne, Lullaby, ma Tite Soeur et l’Homme même s’il a fallu que je lui extraie le 365e au forceps.

Parmi ce que le Grand Internet m’apporte, il y a avant tous les gens. Et pas n’importe quels gens. Des gens à qui tu peux demander « donnez moi des mots, j’vous dirai plus tard à quoi ça va servir » et qui te sortent tout un tas de mots sans demander leurs restes. Certains ont même exploité même-pas-honteusement leurs enfants.

Grâce à tous ces gens, j’ai récolté 365 mots. De « carambolage » à « manger » en passant par « violoncelle », « épitoge », « phacochère », « tyrosémiophile », « sudoku », « voiture de course », « voluptueux » ou encore « altocumulus », j’ai tout ce qu’il me faut.

Je vous avez dit que j’arrêtais l’exercice des 366 réels. Pour autant, je refuse de m’avouer vaincue. Je refuse d’être incapable d’écrire un texte par jour pendant un an. Je ne veux pas être cette personne.

Voilà, vous tous, à quoi vont me servir vos mots : à un nouvel exercice d’écriture. Un exercice que je me dresse sur mesure et dans lequel je vous ai impliqués parce que j’aime bien l’idée, parce que vous suivez mes hauts et mes bas en ligne, parce que notre relation, c’est d’abord à travers l’écrit.

Les contraintes de l’exercice sont très simples : un jour, un texte. Pas de sujet imposé, pas de moment de la journée où écrire, pas de longueur minimum ou maximum. La seule obligation consiste à utiliser chaque jour un des mots du réservoir que vous m’avez confectionné sans le savoir.

Au début, je pensais choisir un mot chaque jour dans la liste mais quelque part, c’est trop facile : trouver un mot qui colle à l’humeur, écarter les plus compliqués et se retrouver à butter à la fin. Or, pour déclencher quelque chose d’intéressant dans l’écriture, un exercice se doit de ne pas être trop contraignant mais de l’être tout de même assez. J’ai alors pensé les prendre tout simplement dans l’ordre dans lequel ils m’ont été donnés mais il y a des séries de mots du même registre (exemple : une série sur la fatigue, une autre sur le déménagement) et je crains que devoir tourner autour de mots du même thème plusieurs jours d’affilés bride l’écriture ou d’appauvrir les textes.

J’ai donc opté pour le bon vieux tirage au sort. A l’ancienne, avec de petits papiers, un chapeau, une blanche main, tout le toutim.

Je ne commence pas l’exercice immédiatement. Je pense plutôt me lancer pendant les vacances. Je ne sais pas encore si j’utilise le blog des 366 réels où si j’ouvre une nouvelle porte quelque part. Je continue de construire mon truc et on en reparle !

pix : aaoe.fr

Commentaires

1.FlohRépondre à ce commentaire par Floh
Le samedi 20 octobre 2012 21:52
Hou c’est trop méga génial!!!
J’ai bien hâte de lire ça, et bravo de cette initiative! Suis-je bête, le chiffre 365 aurait quand même pu me mettre la puce à l’oreille.
Je t’embrasse fort fort!
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 21 octobre 2012 11:41
@Floh : Mais je me suis bien gardée de dire qu’il en fallait 365, vous êtes trop futés ! J’ai dit combien il en manquait mais comme vous ne saviez pas combien j’en avais, vous ne pouviez pas tomber sur 365.
Moi aussi, je t’embrasse. Fort comme ça !
2.EclypxRépondre à ce commentaire par Eclypx
Le dimanche 21 octobre 2012 00:45
flower Toute touchée à cette idée… Merci c’est un beau cadeau pour nous :).

5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 21 octobre 2012 11:42
@Eclypx : Maintenant, j’ai la pression de ne pas vous décevoir. Pression qui n’est pas désagréable mais stimulante !

3.MissAusterRépondre à ce commentaire par MissAuster
Le dimanche 21 octobre 2012 05:17
chouette idée que de se fixer ses propres règles, et je suis contente de participer un peu du coup ! ^^
p.s. n°1 : faut absolument que je rattrape tout le retard que j’ai sur ton blog, je culpabilise un peu…
p.s. n°2 : je commente à l’heure où je vais me coucher. Rien à voir avec l’heure où les boulangers commencent à travailler. Ou alors si… 😉
6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 21 octobre 2012 11:43
@MissAuster : On dit bien qu’on est jamais mieux servi que par soi même :-=
PS 1 : Je ne sais même pas combien tu as de retard alors no panic.
PS 2 : ça ma manque de ne pas pouvoir vivre la nuit !
7.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le dimanche 21 octobre 2012 16:00
Trop bonne idée ! J’ai hâte de voir ce que tu vas faire de mes mots !

8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 21 octobre 2012 18:52
@lullaby : Je me lance très vite. Je veux juste prendre le temps de le faire au bon moment.

9.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le lundi 22 octobre 2012 14:31
Hé bé, te v’la bien !! :))

10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 22 octobre 2012 19:01
@Sacrip’Anne : Oh, je l’ai bien voulu faut dire.

11.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le mercredi 24 octobre 2012 09:35
C’est une chouette idée. J’aime !

12.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 25 octobre 2012 21:02
@Anna : Tu veux des mots ? Hihi

Faire le plein

Depuis quelques jours, je harcèle ma TL en réclamant à mes followers « donnez moi des mots ! »

Des mots sages, des mots fous, des mots banales, des mots personnels, des mots automatiques, des mots idiots, des mots sans queue, des mots sans tête, des mots intuitifs, des mots choyés, des mots propres, des mots communs, des mots sales, des mots originaux…

Des mots.

Malgré la participation, il me manque quelque chose comme 164 mots.

Vous me filez un coup de main ?

Note de bas de page :

Non, si je vous dis à quoi ça va servir, ça manquera de spontanéité !

pix : rueducactus

[Edit 20/10 14h01 : ça y est ! Bravo, j’ai tout les mots dont j’avais besoin. Je vous explique tout ça dans la soirée !)

 

Commentaires

1.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le vendredi 19 octobre 2012 20:23
allez allez, le 1er qui me vient à l’esprit là, comme ça…………….. salopette.
(intéressant, j’en parlerai à un psy, lol)
Voila, je reviendrai demain :)
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 10:28
@lullaby : salopette donc. Pourquoi pas ? Huhu

2.ArkadiaRépondre à ce commentaire par Arkadia
Le vendredi 19 octobre 2012 21:22
C’est d’actualité : oeil ! 😉
Bonne soirée !
Je reviendrai belle des prés
5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 10:28
@Arkadia : B-)

3.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le vendredi 19 octobre 2012 22:48
Limace, mesure, projecteur, pompier, marionnette, oeil, gomme, ébène, érable, fraise, madeleine et c’est tout pour l’instant :)

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 10:29
@Nekkonezumi : Ni tigre ni aile-violon ? Je prends le tout en tout cas.

7.ShayaRépondre à ce commentaire par Shaya
Le samedi 20 octobre 2012 11:58
Je vais distribuer mes mots une deuxième fois : amère, aigre-doux, piquant, perle, grenat, lointain, carnet, mots, pays.

8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 12:29
@Shaya : Merci ! Avec ceux là, il n’en manque plus que 8 ! :))

9.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le samedi 20 octobre 2012 13:01
Alors j’ajoute silhouette, courage, violoncelle et epitoge !
Plus que 4 :)
10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 14:03
@lullaby : Qu’on m’a donné sur Twitter à l’instant. ça y est, j’ai ma liste ! Merci.

11.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le samedi 20 octobre 2012 16:04
Ah zut, j’ai loupé le coche des mots à te donner !

12.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 19:11
@Amy : C’est pas grave tant que tu participes au jeu d’écriture(s)

1, 2, 3, 4 jeudi

Jeudi blogo

noms.jpgAprès Chouyo que j’ai lâchement recopitée, ce sont Shaya et Lullaby qui sont revenues sur la genèse de leurs noms.

Obni nous emmène naviguer dans la garrigue. A moins qu’on randonne sur la mer. Tout en poésie. Ici, puis , et enfin (au moment où je tape ce post, il a sans doute continué).

Le 9e jeu d’écriture(s) est lancé avec une photo de Xave. Faites vous plaisir !

Jeudi « suis-je une incorruptible ? »

temps_de_l__envre.jpgCette année encore, on me propose de participer à un comité de sélection pour un Prix littéraire. Il y a une trentaine de livres à lire entre mercredi prochain et le mois de mars. Si je participe, je ne suis pas tenue de lire tous les livres mais il faudra quand même assurer.

Je suis tentée de participer parce que c’est une occasion de rencontrer des collègues, de découvrir des titres et des auteurs, de discuter, de me sortir de chez moi, j’y gagne des livres gratuits pour le CDI.

J’hésite parce que ça signifierait que je ne remplirais pas mon défi lecture, ça donne beaucoup de travail que je ne peux pas réinvestir au CDI ensuite parce que les profs ne souhaitent jamais travailler sur ce niveau, ça occupe quasiment tout mon temps de lecture, l’an dernier j’ai dit non puis oui et j’ai regretté mais maintenant je ne me rappelle plus pourquoi.

J’ai jusqu’à mercredi pour me décider.

Jeudi musique

basse.jpgLa note que préfère (à jouer et entendre) sur ma basse est le sol situé en 3e case de la corde la plus grave. En clé de fa, on le retrouve sur la première ligne de portée. Car les lignes de basse s’écrivent en clé de fa, comme la main gauche au piano. Et comme les partitions de violoncelle, il me semble. Malgré Boby Lapointe, je n’ai famais vraiment aimé la clé de fa. Ni les accords de fa, d’ailleurs. C’est sans doute pour cela que le petit dieu des musicos a inventé les tablatures.

Jeudi se nommer

point_d__interrrogation.jpgJe vous ai déjà parlé de ma filleule solaire. On s’empêtre un peu, ses parents, mon cervelet et moi, dans la façon de me nommer. Je lui trouve tous les surnoms de la terre, tout le bestiaire et tout l’herbier y passe, en français, en occitan, et dans des langues inconnues de tous y compris de moi. Par contre, je n’ai pas encore trouvé le nom que je voudrais qu’elle me donne. Je n’ai pas très envie de me faire appeler « Marraine ». Je trouve ça assez froid, distant et impersonnel. Vous pouvez déchainer les tempêtes d’exemple affectifs, étymologiques, descriptifs, vindicatifs dans les commentaires, c’est une histoire entre mon vécu et ce mot… Vous pouvez tenter le coup pour me faire changer d’avis, ce sera l’occasion pour moi de lire vos histoires ! Mais au delà de vos anecdotes familiales, j’aimerais que vous m’aidiez à trouver un nom de marraine. Peut-être connaissez vous une belle façon de nommer les marraines dans une autre langue. Ou un mot inventé. Donnez moi donc une jolie idée !

pix : Photigule, commecadefrance, banger1977, Colin_K

Commentaires

1.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le jeudi 18 octobre 2012 20:13
Maliz, comme un croisement entre marraine et Lizly ?

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 19 octobre 2012 19:34
@Anna : Oh oui tiens, j’aime beaucoup.

3.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le samedi 20 octobre 2012 16:06
Difficile de te conseiller de participer à ce jury, si tu avais souffert de ta participation l’an dernier.;)

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le samedi 20 octobre 2012 19:10
@Amy : Finalement, j’ai accepté suite à un mail implorant « On a besoin de toi ! » Comment dire non ? J’aurais une partie des livres mercredi. Il va falloir que je réorganise mes lectures !

En cours d’acquisition

Il est entré en 6e cette année. Autant dire qu’on ne le connait pas encore si bien que ça. Il ne pose pas de soucis particulier. Ce serait même plutôt l’inverse : bonne participation, bonne dynamique, sérieux, déjà étiqueté pilote dans la classe.

Deux fois, pourtant, je l’ai vu pleurer. Une histoire de famille. Une histoire triste. Un parent qui est mort. Il y a longtemps. L’autre parent qui ne doit pas savoir comment gérer ça alors qui interdit d’évoquer le mort. Plus que ça, qui interdit d’y penser ! Mais on ne peut pas arrêter ses pensées. Et de temps à temps, il y pense. Et il pleure.

Sans doute que chez lui, il ne pleurerait pas. Sans doute qu’au collège il en rajoute un poil. Parce que du coup, on se mobilise, on l’entoure. Puis qu’on l’écoute. Qu’on ne connaissait pas le mort mais qu’on peut l’écouter en parler. Qu’on peut parler de la mort aussi. De la tristesse. Du deuil. Sans doute. Mais qu’importe ?

La première fois que je l’ai vu pleurer, c’est une autre collègue qui l’a pris en charge, qui a discuté, qui a écouté. Pas que je ne voulais pas, c’est que ça s’est fait comme ça. On était plusieurs, il y avait du monde, elle le connait mieux.

La deuxième fois que je l’ai vu pleurer, il était au CDI. Il n’a pas voulu parler. Il voulait qu’on le laisse tranquille. Je lui ai proposé une chaise isolée, un paquet de mouchoir et la possibilité de me parler tant il le souhaiterait, s’il le souhaitait et quand il le souhaiterait. Il a pris les deux premiers et pour le moment, ignorer la proposition qui continue de courir pourtant.

J’ai alerté. Le professeur principal, l’infirmière et l’assistante sociale. Le premier m’a dit qu’il n’y avait pas de problème, qu’il avait vu le gosse, qu’il n’y a rien, que d’ailleurs il a de bonnes notes, et que de toutes façons, ça fait plusieurs années que ça s’est passé donc bon, ça va maintenant, il était tout petit en plus, il s’en souvient à peine.

– Il a de bonnes notes, il ne fait pas de scandale, donc on laisse courir, c’est ça ?

– Ben quoi ? C’est pas parce qu’il a pleuré deux fois qu’on va convoquer sa famille !

Ah bon ? Non parce que je croyais que notre boulot de prof c’était aussi de s’occuper des élèves. Non pas d’aller les border le soir ou de vérifier qu’ils ont bien terminé leur assiette de brocolis avant d’aller se brosser les dents. Mais tout de même de s’occuper d’eux au delà de la porte de la classe, du portail du collège. Je ne savais pas qu’être enseignant permettait de donner une date de péremption à la tristesse ou de fixer la durer d’un deuil d’ailleurs.

– Tu sais, ai-je dis à mon collègue, je suis devenue boulimique quand j’étais au collège. J’avais compris que pour avoir la paix, il suffisait que j’ai de bonnes notes et un comportement dont aucun prof n’aurait à redire. Ça a très bien marché : personne ne s’est occupé de moi. Personne. Je me suis auto détruite pendant 10 ans et je vois encore un psy à l’heure actuelle. Alors avoir pleuré deux fois ça me paraît suffisant pour convoquer la famille.

Je ne sais pas ce qu’il a décidé. Il m’a dit qu’il allait y réfléchir. De toutes façons, je savais déjà que l’Infirmière et l’Assistante sociale ont pris le dossier en main et ont demandé un rendez-vous. On va s’occuper de cet élève. On ne ramènera pas un mort à la vie mais on va alerter qui de droit, on va se renseigner sur la situation précise, entendre la version des adultes, envisager des suites éventuellement, des accompagnements, je ne sais quoi exactement, ça va dépendre. Je ne sais pas si on fera exactement ce qu’il faut. On, c’est l’équipe éducative, nous, là, les représentants de l’Éducation Nationale qui côtoyons cet élève chaque jour. Et bien ce on fera ce qu’on peut faire.

Je n’éprouve pas vraiment de soulagement. Pas seulement parce qu’on ne fait que lancer une procédure qui prendra du temps et dont je ne sais pas à quoi elle va aboutir. Mais parce que je pense à tous les élèves qui ne pleurent que deux fois et à ceux qui ne pleurent pas du tout. A tout ceux qui ont de bonnes notes, qui participent en classe, qui sont plutôt sympas, ces élèves qui ont suffisamment de culture générale pour qu’on puisse penser que les parents sont présents, et qui pour autant ne vont pas bien. Combien d’adulte comme moi vont-ils croiser ? Combien qui ne vont pas s’arrêter à une façade de bonnes notes et un « mais non, ça va, monsieurmadame, j’ai pas de problème » ? Combien qui préfèreront avoir convoquer une famille pour rien plutôt que de prendre le risque de ne pas la convoquer alors qu’il y avait quelque chose ?

Et combien m’auront filé entre les doigts parce qu’ils n’auront pas choisis les bancs du CDI pour me donner l’occasion d’offrir un paquet de kleenex ?

pix : peeweepix

Commentaires

1.ObniRépondre à ce commentaire par Obni
Le jeudi 18 octobre 2012 07:56
Situation difficile. Ne rien faire parce que tout va ben scolairement n’est pas acceptable. Il faut être attentif et permettre comme tu l’as fait, un échange, une libération de sa parole si cela lui fait du bien.

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 18 octobre 2012 19:17
@Obni : Pas facile pourtant de se contenter de ça. Il y a tant de famille qu’on voudrait secouer pour qu’ils ouvrent les yeux et voient ces mômes…

2.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le jeudi 18 octobre 2012 13:13
Le professeur principal semblait un peu à côté de la plaque sur le coup, en effet… la situation n’est pas évidente, mais bon, c’est déjà un ado de « repéré », si je puis dire…

5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 18 octobre 2012 19:26
@Amy : Oui, c’est déjà ça… Mais c’est difficile de s’en contenter.

3.shayaRépondre à ce commentaire par shaya
Le jeudi 18 octobre 2012 19:10
J’aime ton souci de ces gosses avec qui vous partagez de nombreuses heures quotidiennes, parfois plus que les parents, ce qui permet souvent de voir ce que d’autres ne voient pas.
J’aime que tu remues les choses au lieu de te dire que ça ne te concerne pas et que c’est à d’autres de gérer ça.Après tu ne peux pas « sauver tout le monde », il faut l’accepter, c’est dur.

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 18 octobre 2012 19:27
@shaya : J’espère que je ne perdrai pas ce « soucis de ces gosses » parce qu’ils sont la raison d’être de notre boulot. Je ne suis pas sûre de vouloir renoncer à « sauver le monde » parce qu’il deviendrait trop facile de me contenter de peu. :-*

8.ShayaRépondre à ce commentaire par Shaya
Le jeudi 18 octobre 2012 22:24
@Lizly : il ne s’agit pas de se contenter de peu au contraire mais à trop donner de soi on finit par se perdre. Je suis bien placée pour te mettre en garde contre le syndrome du super-héros. Il est plus dur d’accepter de ne pas pouvoir sauver tout le monde que de s’epuiser à essayer.

10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 19 octobre 2012 19:32
@Shaya : Quoi ? Tu veux dire que je n’aurais jamais les (et les abdos) de Wonder woman ? 8-) Hihi
Je comprends ce que tu veux dire. Je ne m’épuise pas à cela, ne t’inquiète pas. Je n’en ai tout simplement pas le temps ! Et la plupart du temps, il y a des gens qui prennent le relais, je ne tombe pas systématiquement sur des PP qui réagissent comme ça !
7.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le jeudi 18 octobre 2012 20:19
J’essaye depuis hier de trouver un moyen de dire que je trouve ton souci de ces élèves super chouette, mais que ton dernier paragraphe m’inquiète un peu : ne prends pas le monde entier sur tes épaules, d’accord ? J’ai déjà essayé, c’est trop lourd. Tu ne peux faire que ce que tu peux faire, et il n’y a pas à se sentir mal pour ça.

9.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 19 octobre 2012 19:27
@Anna : Ne t’inquiète pas. Le dernier paragraphe est venu ainsi à l’écriture. C’est bien une inquiétude que j’éprouve quand je réfléchis à tout ça. Ce n’est pas non plus un stresse ou une angoisse permanente. Je garde la tête froide, je ne « sauverai pas le monde » comme dit Shaya.
En réalité, je suis tellement prise dans la tornade du quotidien que je n’ai pas forcément le temps d’y penser. Et je pense que c’est sain de se mettre le nez dessus de temps en temps.

Dans ce post, Chouyo raconte comment est né son pseudo. Elle m’a donné envie d’en faire autant…

 

J’ai commencé à bloguer un début d’été, quand la fac était fermée, les exams derrières nous et les potes d’autant plus éparpillés qu’en cette fin d’année de Licence, la plupart d’entre nous quittions les bancs de ses amphis pour s’orienter ici et là, voir tout là-bas.

J’étais dans une épingle à cheveux de ma vie. Je sortais du cocon universitaire et la rentrée suivante programmait une arrivée à l’IUFM où je saurais enfin si mes décisions d’orientation me correspondaient réellement. J’allais changer de Cité U, vivre entourée de scientifiques dans un quartier de la ville dont je n’avais approché que les joueurs de pilo, les amis étaient loin ou s’éloignaient. Celuiquej’aime était en train d’entrer dans ma vie sans que j’ai la moindre idée de la place qu’il allait y tenir, mon été se dessiner chaotique et cavalier, je fermais la porte à une année pleine de fantôme dont je pense avec le recule qu’elle avait été habitée par une légère mais sincère dépression.

J’avais besoin de mettre à plat. Je n’avais surtout pas besoin qu’on sache qui j’étais réellement. Paradoxalement, je me cachais bien mal. J’ai donné l’adresse de ce blog à quelques personnes de mon entourage et qu’il s’agisse des posts ou des commentaires, je ne masquais guère que les noms de personnes. Ma ville, mon village, mon lieu de travail de cet été-là et même celui de l’été précédent, ma date de naissance, la composition de ma famille, les métiers de mes parents… Si ces renseignements n’étaient pas livrés plein texte, il n’était guère difficile de recouper les informations.

J’utilisais à l’époque comme pseudo le nom trouvée par ma Sœur de Cœur pour un personnage dans un roman que je projetais d’écrire (oui, on a le droit de se moquer. Du roman, pas du pseudo).

Et puis…

Et puis ça a commencé avec certains membres de la famille qui connaissait mon pseudo grâce à mon adresse mail. Oui, je n’étais guère prudente et je ne pensais pas encore aux performances pourtant moindre à l’époque du Grand Fouineur Google.

Très vite, je me suis aussi rendu compte que j’en avais trop dit, excité trop de curiosités, et surtout, trop distribués l’adresse. Quand j’ai commencé à censurer un post taper sur deux par peur de heurter untel ou qu’unetelle répète à ceux-là que j’avais écrit ceci ou autres choses dans ce genre, j’ai changé les règles du jeu.

J’ai disparu.

Mais ça a été long. Très long. Beaucoup plus long que je ne m’y attendais. Et ça a été douloureux certaines fois.

J’ai changé de pseudo et de blog. Facile, rapide, pas forcément efficace. En m’y reprenant à plusieurs fois, j’ai quand même brouillé beaucoup de pistes.

Puis j’ai compris que l’unique solution était de mourir et renaître à la blogosphère.

J’ai supprimé les différents blogs qui laissaient trop de traces, gardant le premier par affection envers celle que j’étais à ce moment là. Je n’ai confié l’adresse qu’à des personnes de grande confiance, rencontrées IRL ou IVL avec des consignes assez stricte. J’ai cessé de commenter la plupart des blogs que je lisais régulièrement. J’ai changé mes habitudes de lecture. J’ai fait le vide.

Et je me suis baptisée Lizly.

Je pourrais inventer une origine sensationnelle à ce nom qui a ce moment là n’était qu’un pseudo mais la vérité, c’est une bête histoire d’adresse mail. Jusque là, tous les noms que j’avais choisi n’étaient qu’une déclinaison du 1er et je supprimais pour la première fois cette syllabe qui était ma patte. J’avais opté pour un discret « Lily », seule déformation (on ne peut pas vraiment parler de diminutif tellement on s’éloigne de la sonorité d’origine) de mon prénom que je supporte. Je voulais renaître pour redevenir moi-même donc autant l’être sous mon nom. De plus, « Lily » se noyait dans la masse et n’avait rien à craindre des moteurs de recherche.

Mais voilà que la simplicité du nom se heurtait au générateur d’adresses mail qui emportait ces deux syllabes dont j’aimais l’épureté dans une avalanche de propositions chiffrées.

Je me suis alors rendu compte que je n’avais pas si envie d’entrer dans la trop grande communauté des Lily. Je continuais (et continue) d’aimer ce nom, j’en ai croisée plusieurs en ligne depuis, mais j’ai eu comme l’impression qu’adopter ce  pseudo comme identité numérique supposait que je sois conforme aux Lily, toutes les Lily du net. Et bien que je fusse consciente que ces Lily étaient différentes les unes des autres, j’ai été effrayée. Peur, sans doute, de me fondre de trop. Il me fallait la touche, le petit truc, la lettre en plus qui serait moi-même.

Me voilà donc face à mon formulaire d’ouverture de boite mail, décidée à créer mon nouveau blog le jour même donc tenue pour cela d’avoir un mail valide, les lettres LILY en ligne de mire, le souhait de rester sur deux syllabes, sur ce double « i » qui me plaisait à l’oreille. Sur les 23 lettres qui restaient à ma disposition, peu collait. J’ai hésité un peu entre le s et le z mais je suppose que mes prédispositions pour le scrabble ont légèrement fait pencher la balance.

Je suis alors devenue Lizly. Sous ce pseudo, j’ai blogué puis tweeté. J’ai fait de nombreuses rencontres, j’ai progressé dans mon écriture, j’ai grandi et j’ai créé mes premières profondes amitiés 2.0. Et plus je m’anonymisais, plus le nom prenait un sens.

Par deux fois, j’ai voulu l’abandonner. Je l’avais fait si souvent avant !

La première fois, c’était une sombre histoire de pourriture en ligne. J’ai décidé de passer au dessus même si ça a été l’occasion d’un déménagement de blog supplémentaire.

La seconde fois, j’avais des raisons plus sérieuses, liées à mon travail et ma vie privée, l’intrusion de l’un dans l’autre à travers des élèves.

Ça a été terrible. J’ai eu quelques heures de soulagement puis un vide immense. Un vide qu’il fallait remplir d’un nom. Et plus le vide était grand plus le choix se faisait pressent car le besoin d’exprimer ce vide devenait urgent. Le serpent se mordait la queue.

J’ai fini par adopter un autre pseudonyme. Il avait tout pour me plaire si ce n’était qu’il n’était pas mon nom. J’ai mis du temps à l’apprivoiser. Et quand on commençait à se faire l’un à l’autre, j’ai été sommée de le laisser. L’artiste auquel je faisais référence a jugé le titre du blog comme plagiaire. Titre, sous titre, pseudo, tout était liés. Je me suis défendu des accusations concernant les droits d’auteur mais même si j’avais fini par obtenir bénédiction, je ne voulais plus de ce nom qui restera attaché pour moi aux insultes (car insultes il y eut).

Retour à la case départ, retour à cette sensation de vide, retour à l’urgence et l’imminence.

J’ai pris un pseudo que j’ai gardé pendant un temps assez court. Je n’aimais pas mon écriture sous ces noms qui n’étaient pas moi, je me donnais l’impression de jouer un rôle. Si écrire sa vie consiste bien à la mettre en scène, le rôle ne collait pas au personnage ou l’inverse.

J’ai redonner vie à Lizly. En cachette. Sans rien dire à personne. Quelques posts pour voir.

C’était si bon ! C’était si juste, si agréable à écrire, si… J’étais de retour et qu’est-ce que ça m’avait manqué !

Dans la foultitude des blogs qui ont existé, j’ai opéré un ultime déménagement mais cette fois-ci, pour adopter Dotclear et un nom de domaine.
La 3e vie de Lizly.

Ce pseudo est devenu bien plus qu’un surnom. Je suis Lizly quand vous l’écrivez ou quand vous le dites. Comme pour moi, nombre d’entre vous dont je connais le prénom IRL sont leurs noms du net.

C’est un nom. Pas mon deuxième nom parce que cela supposerait que je le place après mon nom IRL. Disons plutôt que c’est mon autre nom. C’est une véritable identité, d’autant plus précieuse que de tous les noms que je porte celui-ci est bien le seul que j’ai choisi.

Il n’a pas une grande signification, un sens caché, une symbolique. Mais c’est mon nom. Tenter de me débaptisée m’a appris beaucoup sur moi-même. Rares sont les personnes rencontrées d’abord IRL qui possèdent l’adresse de ce blog. Elles sont triées sur le volet et il me faut beaucoup de confiance en elles pour savoir qu’elles me lisent sans que cela m’empêche d’écrire. A l’inverse, des liens se sont tissés et des personnes rencontrées en ligne connaissent maintenant mon nom, mon adresse voir mon visage, mes mains qui volent quand je parle et mon débit à la mitraillette.

Peu importe le nom sous lequel je vous ai été présentée. Peu importe celui qui vous vient à la bouche. Je suis tous ces noms. Et Lizly en fait bel et bien partie.

pix : Bannière de la 2e vie de Lilzy (« Lizly 2.0 – Carnet de route d’une femme pensante ») relookée par M1

 

Commentaires

1.ShayaRépondre à ce commentaire par Shaya
Le dimanche 14 octobre 2012 10:43
Voilà, déjà que le billet de Chouyo m’avait donné envie d’écrire sur mon pseudo, le tien en rajoute. C’est malin! 😉

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le dimanche 14 octobre 2012 12:46
@Shaya : héhé, j’espère bien que l’idée va faire tâche d’huile !

3.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le dimanche 14 octobre 2012 19:04
Jolie histoire, finalement, même si ce Lizly n’avait au départ que peu de signification !

7.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 15 octobre 2012 19:54
@Amy : Il était sans doute assez vide de signification pour que je puisse l’habiter pleinement contrairement à mon pseudo précédent et à ceux que j’ai eu sur différents chats plus tôt qui étaient tous des personnages de romans ou de film.

4.ObniRépondre à ce commentaire par Obni
Le dimanche 14 octobre 2012 19:40
C’est un très beau billet, très émouvant…

8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 15 octobre 2012 19:55
@Obni : Merci Obni.

5.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le lundi 15 octobre 2012 10:28
Pour moi tu es Lizly un point c’est tout ! (et merciiiii pour les fils détronqués, j’ai plus qu’à trouver le bon moment pour venir faire de rapides commentaires, maintenant !)

9.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 15 octobre 2012 19:57
@Sacrip’Anne : Mais si j’avais su qu’il était tronqué je l’aurais détronqués plus tôt ! :)) Pour moi, tu seras toujours ma bisounoursette enchantée, tu le sais :)

6.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le lundi 15 octobre 2012 12:18
Je confirme que pour moi, tu es Lizly, et d’ailleurs, tant mieux que tu aies ajouté ce Z, parce que je trouve qu’il donne cette originalité qu’il y a dans ta personnalité, et que Lily n’aurait pas retranscrit.

10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 15 octobre 2012 20:06
@lullaby : Moi non plus je ne regrette pas ce « z ». Je pense que le générateur d’adresse mail m’a mis sous les yeux que je ne voulais pas être juste une autre Lily. J’ai un prénom qui n’est pas si courant. Il ne pouvait qu’en être de même pour mon pseudo. Tu nous racontes ton pseudo toi ?

11.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le jeudi 18 octobre 2012 10:25
Je te le confirme, c’est bien toi :))

13.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 18 octobre 2012 19:18
@Nekkonezumi : Plus que jamais !

12.CharlotteRépondre à ce commentaire par Charlotte
Le jeudi 18 octobre 2012 12:07
Je me rends compte, avec ton post, que malgré les pseudos que j’ai pu utiliser, j’ai toujours signé par mon prénom, Charlotte, ou son diminutif, Cha. Et je viens de comprendre que c’est parce qu’au fond, je me suis toujours positionnée dans l’intime. Je suis partie du principe que mon blog, c’était moi, au plus profond, justement parce que j’avais besoin de me libérer de pas mal de choses. Je n’ai pas cherché à me créer une autre identité parce que ce n’était pas mon but.
Le problème, du coup, c’est qu’au bout d’un moment, j’en ai eu marre de parler de moi et j’ai eu besoin de me réapproprier ma vie, d’une certaine façon, d’où l’arrêt de mon blog.
Intéressante réflexion sur les pseudos, en tous cas.
14.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 18 octobre 2012 19:22
@Charlotte : Quand j’ai commencé à bloguer, je n’étais pas dans la même démarche. J’avais besoin de parler de moi mais la personne que je montrais n’était pas moi. Me rebaptiser, c’était aussi me permettre de partir à la recherche de la personne que je suis. Si je devais me choisir un nom maintenant, j’utiliserais peut-être plus facilement mon prénom.

1, 2, 3, 4 jeudi

URL de rétrolien : http://lizly3zero.fr/archives/index.php?trackback/294

Jeudi mots d’élève

« – Maîtresse ! Euh, non, Maman ! NON, non, non ! Monsi… Mada… euh… Mademoiselle ? »

Garder son sérieux, même avec les 6e.

En même temps, je crois que je les avais déstabilisés un tantinet avec une réminiscence surréaliste surgit d’un trou alambiqué de ma mémoire : « Kévin, pourquoi tu fouilles dans ta trousse ? On est en train de lire un document, un stylo te servirait autant qu’un parapluie ou une machine à coudre sur une table d’autopsie ! »

Oui, j’ai expliqué ce qu’est une table d’autopsie. Non, on n’a pas parlé de Lautréamont.

Jeudi lecture

J’ai fini Fais pas ta rosière ! de Chandler.

Je ne suis pas très bon public pour les polars, je l’ai dit, je le répète. Celui-ci, c’est ma belle-mère qui me l’a prêté il y a longtemps parce qu’elle avait vraiment aimé. Moi je n’ai absolument pas accroché.

Quand je lis un livre policier (parce que ça m’arrive de temps en temps), je veux soit pouvoir mener ma propre enquête et me faire un avis concernant coupable, le mobile, tout ça, soit adhérer tellement au personnage de l’enquêteur que je le suivrais jusqu’aux tréfonds du pire manuscrit jamais publié. Dans ce roman, je n’ai eu ni l’un ni l’autre. Une avalanche de noms, de personnages, de liens, de rebondissements, qui mettent au défi le lecteur d’anticiper le fil de l’enquête. Un enquêteur dont on a l’impression que son auteur lui-même n’aime pas l’écrire. Et un dénouement dont on se fiche comme d’une douille de 32.

Là, j’ai commencé Zen City de Grégoire Hervier. Ne le cherchez pas dans la liste du défi, il n’y est pas. C’est une lecture pour le boulot (c’est ce qui va être le plus compliqué dans mon défi : il y a des livres que je DOIS lire pour le travail). Sur ce livre, pas encore grand chose à dire. J’en suis à un stade du « c’est très prometteur mais comment l’auteur va-t-il mener sa barque ? »

Verdict dans le 4 jeudi de la semaine prochaine si je m’y prends correctement.

En attendant, j’ai créé une page consacrée à mon fameux défi, pour le suivi de mes lectures.

Jeudi confession

Suite à un soucis de santé à propos duquel je ne m’épancherai pas mais dont on peut dire qu’il est du genre pénible mais pas si grave dans le fond, l’Homme est en repos à la maison. Depuis mercredi dernier (la semaine dernière, pas hier, hein), je m’occupe de tout. Tout c’est de l’Homme mais aussi de la maison, du linge, des courses, des papiers pour l’hosto, du courrier à poster et accessoirement, de mon boulot. Je touche ainsi du doigt la vie de ces femmes dont les compagnons n’en foutent pas une. Évidemment, je n’en tiens absolument pas rigueur à Celuiquej’aime qui dans l’incapacité physique total d’en faire davantage.

Mais je déteste ça.

Je déteste devoir choisir entre bloguer et me coucher.

Je déteste qu’il dépende de moi à ce point.

Je déteste ne pas avoir le choix parce que je ne fais pas que pour moi mais pour nous.

Je déteste cette situation.

Fort heureusement, son état s’améliore de jour en jour.

Jeudi blogo

Cette semaine, sur ma blogo, je pointe du doigt :

Cette histoire vraie racontée par Eleusie qui secoue dans le dedans de soi.

– Chouyo retrace l’étymologie de son pseudo. Pardon, de son nom.

– On demande une avalanche de câlins pour La Bouseuse je vous prie.

Xave épure, trie, vide. Et ça me parle.

– Je n’ai jamais parlé du blog de Dix Lunes il me semble. C’est un tort. Cet article parce que dernier en date mais à lire au quotidien.

– Lullaby entend des choses dans les chansons (et s’est installée dans de nouveaux murs 2.0)

– J’ai trouvé la photo que je veux pour le prochain jeu d’écriture(s) du blog à 1000 mains. J’attends le feu vert du photographe pour lancer le jeu.

Commentaires

1.AnnaRépondre à ce commentaire par Anna
Le vendredi 12 octobre 2012 09:08
Attends, ça peut vachement servir un parapluie sur une table d’autopsie. Pour se protéger des jets de sang, par exemple. Et la machine à coudre, euh, pour faire les sutures plus vite à la fin ?
Je suis contente pour le jeu à venir. :)
5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 12 octobre 2012 19:11
@Anna : On n’y réfléchit sans doute pas assez ! Je lance le jeu demain :)

2.AmyRépondre à ce commentaire par Amy
Le vendredi 12 octobre 2012 10:59
Moi aussi, j’ai hâte de participer au prochain jeu d’écriture !
Je te comprends, pour le fait de tout gérer… c’est parfois pesant.
6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 12 octobre 2012 19:12
@Amy : Je lance le jeu demain. Si rien ne s’écroule d’ici là :))

3.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le vendredi 12 octobre 2012 11:32
Fais gaffe à ce que L’Homme n’y prenne pas goût et en profite pour jouer les prolongations 😉

(écrit-elle rapidos en embuscade avant d’avoir de nouveau une collègue dans le dos !)

7.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 12 octobre 2012 19:12
@Sacrip’Anne : Il ne risque pas, je râle bien trop !

4.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le vendredi 12 octobre 2012 12:11
Mots d’élèves : en même temps, il finit par t’appeler Mademoiselle, c’est bon signe !
Lecture : si tu veux, j’ai sous la main mon dernier polar, tu sais, le bon vieux polar des années 70 avec avocat héros tombeur et femmes énamourées, ça te tente ? :-D
Confession : la vraie confession aurait consisté à dire que tu aimais ça !!! Ce n’est pas le cas, OUF !
Blogo : merci pour le lien, ou plutôt merci pour LES liens, car j’ai tout lu et tout m’a plu !
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le vendredi 12 octobre 2012 19:17
@lullaby :
– Oui ! Ils progressent.
– J’ai une longue liste devant moi, on va attendre un peu pour les suggestions :-=
– Je pousserai le grand OUF quand il sera complètement remis ! Et que j’aurais une super excuse pour lui faire faire plein de trucs. :-D
– Y a pas de quoi pour le lien :) Et je suis contente que les autres liens t’ait plu aussi. J’aime, je partage.
9.Poppy RawsonRépondre à ce commentaire par Poppy Rawson
Le dimanche 28 octobre 2012 19:29
Je n’aimais pas les lectures imposées. Je n’aime pas être forcée à lire quelque chose. Pour moi, c’est à l’instinct dans ma PAL !

10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 29 octobre 2012 09:20
@Poppy Rawson : Quand on fait mon métier on ne peut pas échapper aux lectures imposées. A moins d’accepter de faire bosser ses élèves sur des livres qu’on n’a pas lus.