Joyeux anniversaire

Il y a des amitiés dont on ne sait pas quoi faire. De celles qu’on a mal nourrie, d’une part comme de l’autre, qu’on porte pour des raisons parfois ombreuses, parfois cristallines.

On s’est connues à la fac et je ne sais pas comment on est devenues amies. D’ailleurs, en l’écrivant, je me demande si on est vraiment devenues amies. D’elle je ne sais pas tant l’intime et de moi elle l’ignore presque en tout. Peut-être qu’on s’est contentées de remplir nos vides mutuels. C’est déjà beaucoup.

Il y avait tout ce qui nous liait, depuis nos résultats d’examens jusqu’à nos convictions politiques. D’ailleurs, oui, tiens, c’est là qu’on a commencé à vraiment se parler : devant les portes de la fac barricadées « En grève ». Nous étions des rouges, œuvrant dans des organisations différentes mais d’accord sur les grandes lignes. Il faut croire que ça nous a suffit. L’une davantage littéraire, l’autre plutôt comparatiste, l’une séduite par cette littérature absconse du Moyen-Âge, l’autre ayant adoptée les réalistes et le spleen baudelairien, l’une inconditionnelle de ces titulaires de chaires à l’esprit torturé, l’autre traquant les TD par l’accessibilité des œuvres, l’une s’imposant des options vues comme nobles, l’autre s’égarant dans les arrières salles sans fenêtres des « sous-filières ». Notre temps libre était bien souvent consacré au cinéma et à la pelouse du campus où nous avons fait siffler bien des oreilles.

Et puis…

Oh, vous connaissez. J’ai quitté la fac, elle y est resté. J’ai intégré l’École à fabriquer les professeurs du Pays des Barbapapas, raté mon concours, bullé pas mal, profité de la vie avec Celuiquej’aime puis j’ai remis ça avec un peu de conviction. Elle a envoyé valser sa deuxième année de Master et tous ces universitaires qui voulaient faire d’elle une chercheuse, elle a tenté à son tour de devenir enseignante. L’une en Lettres, l’autre en Doc’. L’une dans les bâtiments historiques, l’autre reléguée à l’annexe de l’Institut. Elle a saboté son concours et je suis passé dans la cours des grands. Le mois qui me voyait titularisée l’annonçait lauréate de son CAPES. Je prenais mes fonctions au Petit Collège de la Rive Droite du Fleuve sans Eau, elle prenait en charge tutorée ses premières classes en haut d’un boulevard voisin.

Pendant tout ce temps, on s’appelait, se voyait, de loin en loin mais c’était notre façon de faire et ça nous convenait. Un thé à l’improviste, une virée aux soldes, un coup de fil en passant puis de temps à autres, des après-midi entière pour rattraper tout ce qu’on aurait oublié de se raconter, donner des nouvelles de ceux qui se sont éparpillés. On n’a jamais été ces inséparables, ces confidentes, un de ces duos atemporels. Mais il y avait un équilibre, de petites attentions, une façon de parler l’une de l’autre, ce cadeau si bien trouvé.

Et puis… Je ne sais pas qui de moi ou d’elle mais je pense un peu des deux.

Ça pourrait se terminer en queue de rat et puis voilà. Ce serait une histoire bien banale mais tout dans nos vies ne méritent jamais un Nobel de littérature.

Pourtant, tout à l’heure encore, j’ai pris mon téléphone pour envoyer un texto. Pour un laconique Joyeux anniversaire. A quoi ça rime ? Je me le demande moi-même. Elle m’a répondu. On a échangé quelques mots par écrit. Cette fois-ci, sans l’hypocrisie de prétendre qu’on se verrait bientôt, on a dépassé ça.

Quand Celuiquej’aime évoque mes amis, il la cite dans la liste maigrelette. Des fois, je le reprends. Des fois non. La vérité c’est que cette liste n’a guère lieu d’être.

Aujourd’hui, j’ai envoyé un texto pour me faire croire que ma cuirasse ne perdait pas son étanchéité qu’en ligne.

Mais aujourd’hui, je n’ai pas envoyé l’autre texto, celui à cette collègue qui tient dans sa décision d’une demande de mutation l’aveu d’une amitié plus forte que les rigueurs de notre direction, celui dont la réponse me fait tellement peur.

Peut-être pas si étanche finalement…

pix by Magitisa

Commentaires

1.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le lundi 2 avril 2012 10:16
Y a des moments où ça touche. Et puis finalement, on se dit que : « est-ce que c’est si important ? ».

Toutes les histoires ne sont pas destinées à durer toute la vie. Toutes les rencontres ne sont pas destinées à être fondamentales.

Enfin tu vois le genre, j’imagine.

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 2 avril 2012 20:33
@Sacrip’Anne : Oh, sur cette relation là, je n’ai plus d’attente et je n’investis plus grand chose. Mais ça me rappelle combien je suis handicapée de l’amitié…

3.zeldaRépondre à ce commentaire par zelda
Le mardi 3 avril 2012 09:47
Handicapée de l’amitié, toi :-/ ? Tu restes pas accrochée à une vieille image de toi ? La Lizly que je connais, mon amie, n’a pas du tout ce handicap ! :)

Par contre les amitiés qui s’effritent je connais, se rendre compte après coup que c’est pas si grave, voire pas grave du tout, aussi, mais j’ai aussi du mal à lâcher complètement … Mais ça non plus, après tout, ce n’est peut-être pas bien grave.

(Euh, le gris clair du commentaire au moment où on l’écrit, c’est vrai que c’est embêtant !)

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mardi 3 avril 2012 18:40
@zelda : La Lizly que tu connais, tu l’as connue en ligne et sur la grande Toile, tout est différent.
(Lyjazz m’a déjà dit pour le gris… Il faut que je trouve où régler ça. Mes smileys Totoro ne font pas de moi une dotclearienne aguerrie !)
5.zeldaRépondre à ce commentaire par zelda
Le mercredi 4 avril 2012 10:01
@Lizly : Parfait !

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 4 avril 2012 12:55

@zelda : Tu dis si tu veux une autre couleur, hein, maintenant que j’ai trouvé la balise ^^

Toute chose


Voilà. On y est. 7 jours de boulot. Pas à plein temps mais quand même. Y a de la sueur, là, l’air de rien. De votre côté de l’écran, ce n’est sans doute qu’un blog. Encore un. (Vous avez le droit de le penser). Avec des trucs qu’il y a dans un blog. Par contre, ici, ça n’a rien à voir. Peut-être pas là, alors que je suis connectée à mon tableau de bord et que je tape mon post. Là, ça ressemble à un gestionnaire de blog. Mais tout est différent. Mon rapport à ce blog là précisément est différent. Parce qu’il m’a coûté. Parce qu’il m’a angoissée. Parce qu’il a exigé que j’entérine le retour de Lizly il bonne fois pour toute. Parce qu’il a supposé que j’explique à Celuiquej’aime à quoi je passais tant de temps. Parce que j’y ai mis des sous. Pas une fortune mais c’est la première fois que je paie pour bloguer. Parce que ça devient du sérieux. Parce que je ne peux plus prétendre que je fais ça un peu comme ça, qu’ouvrir un blog m’a pris trois clics. Parce que là où j’ai toujours prétendu que c’était l’écriture seule qui était essentielle à ma vie, j’ai compris que votre lecture et vos réactions l’étaient tout autant.

Il y a encore plus de moi dans ce blog que dans tous les autres que j’ai eu.

Il va falloir que je remercie des gens. Il va falloir que je fasse encore quelques ajustements. Il va falloir que j’arrête de jouer aux apprentis sorciers. Il va falloir que je continue de m’amuser.

Soyez les bienvenus, vous êtes ici chez moi, vous êtes ici chez vous.

Notes de bas de page :

– Je cherche encore comment justifier les textes dans les posts. ça ne doit pas être plus compliqué qu’apprivoiser un client FTP mais j’arrive pas à mettre la main sur le schmilblick.

– Pendant qu’on y est, je voudrais aussi grossir les textes dans la colonne de gauche. Je sens qu’il va falloir que j’aille traficoter des balises en CSS mais je ne sais pas où ni quoi ni comment…

– L’air de rien, je viens de lancer deux appels à l’aide. #hum

– J’ai récupéré l’ensemble de contenu de mon blog wordpress mais la méthode « propre » (d’un point de vue informatique) n’était pas la plus évidente à mettre en place. Du coup, j’ai utilisé le bon vieux copier/coller (qui a fait ses preuves en de multiples occasions, l’air de rien). Les articles ont été reprogrammés aux dates et heures de parution d’origine par contre, j’ai balancé tous les commentaires à la date d’aujourd’hui.

pix : die.tine

 

Commentaires

1.filamotsRépondre à ce commentaire par filamots
Le mercredi 28 mars 2012 19:27
Hehe ! Mamzelle. Je comprends ce que tu racontes ou du moins ce que tu écris. Pas de la tarte s’autoberger. Bon courage, c’est beaucoup de travail, je sais qu’elle tête cela donne ces dossiers.
Amitiés
Geneviève
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 18:57
@filamots : Finalement, une fois que tu as compris les principes fondamentaux et que le schmilblick est en ligne, c’est pas si terrible.

2.zeldaRépondre à ce commentaire par zelda
Le mercredi 28 mars 2012 20:04
She did it, she did it !

9.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 18:59
@zelda : Oh yeh !

3.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le mercredi 28 mars 2012 20:37
\o/ !!!

Je suis sûre que celui qui est contre moi va répondre à l’appel 😉

10.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 19:00
@Sacrip’Anne : Héhé. Je vous visais pas particulièrement, hein, j’espérais que d’autres dotcleariens prendraient un peu votre relais.

4.NoéRépondre à ce commentaire par Noé
Le mercredi 28 mars 2012 20:55
Uh ? Qui m’appelle ?

Bon alors, pour justifier, un truc genre :

.post-content p {
    text-align: justify;
}

à la fin du fichier CSS devrait faire la blague.

Pour la taille du texte dans la navigation, ça va se passer dans la définition suivante (vers la ligne 265 de ta CSS) :

#sidebar { 
	float: left;
	width: 300px;
	margin-top: 90px;
	font-size: 0.8em;
	text-align: right;
}

C’est bien sûr font-size qu’il faut changer. Le 0.8em équivaut à 80% de la taille « de base » (définie à 13px pour body). Ou tu enlèves la ligne, et ça passe à la même taille que dans la colonne principale, ou tu mets une autre valeur en px, em, ex ou pt (attention : pas d’espace entre la valeur et l’unité).

’muse-toi bieng !

11.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 19:04
@Noé : J’ai tout compris. En théorie. Je vais essayer ça dès que j’aurais fait une sauvegarde car ma bonne fée m’a dit qu’il fallait toujours faire une sauvegarde avant de toucher à ces choses là. Et elle a été plutôt de très bon conseil, la bonne fée, jusqu’ici.

5.ShayaRépondre à ce commentaire par Shaya
Le mercredi 28 mars 2012 21:02
Ah ben je vais enfin pouvoir commenter de nouveau chez toi! Youhouuuu!
Bienvenue chez toi donc! :D
12.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 19:04
@Shaya : Heureuse que tu sois de retour parmi les commentateurs ! ça manquait de « i » par ici.

6.lullabyRépondre à ce commentaire par lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 21:12
Alors ça y est, on peut enfin commenter sans devoir s’abonner ? C’est le truc qui m’a gonflée, pardon, je suis contente d’en être sortie, enfin j’espère… !
Bienvenue chez toi, dis donc ça en fait des déménagements en peu de temps ! Quand je pense que je rebats les oreilles de tout le monde alors que j’en ai eu qu’un ! 😉
13.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 19:06
@lullaby : C’est certain que tu es sortie des galères de commentaires. Pour les déménagements également. C’est la faute à Worpress cette fois-ci ! J’ai payé un an d’hébergement ici alors je pose mes cartons pour un moment.

7.LyjazzRépondre à ce commentaire par Lyjazz
Le jeudi 29 mars 2012 15:27
Ah, ça y est, on peut de nouveau causer tranquille après tes billets !
Mais quand j’écris, là , c’est un peu grisouille et petit pour mes vieux yeux….
Faut te suivre à toi, hein ? Tu dois être la reine du jeu de piste, non ?
Sinon, moi aussi je suis chez dotclear, mais comme je n’avais pas envie d’apprendre à mettre les mains dans ce cambouis-là (je trouve que je me disperse assez comme ça), je me suis payée un nom de domaine chez Gandi, et j’ai donc un blog chez eux. Moins de fonctionnalités, mais pas de pb.
14.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le jeudi 29 mars 2012 19:10
@Lyjazz : Ouiiiii, tu peux causer en toute liberté. Par contre, je n’avais pas testé et c’est vrai que c’est grisouille dans le formulaire de commentaire. Je vais voir si j’arrive à faire quelque chose pour ça.
Pour le jeu de piste, j’en suis désolée mais je ne pouvais pas rester chez WordPress en sachant que plusieurs personnes ne pouvaient pas commenter. Mais c’est promis, je ne bouge plus d’ici avant qu’on me pousse dehors. Et comme je suis chez moi…
Pour Gandi, j’ai failli. C’est vrai que c’est une solution intéressante. Mais j’ai préféré mettre vraiment les mains dans le cambouis !
15.zeldaRépondre à ce commentaire par zelda
Le lundi 2 avril 2012 09:07
:-D
Les smileys Totorooooooooooooooooo !!!
Ok, j’arrive sur dotclear :-c
(enfin … pas tout de suite …)
17.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 2 avril 2012 20:31
@zelda : :) On t’attend !

16.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le lundi 2 avril 2012 14:39
:-D Rah, mais c’était pas un poisson d’avril ?! #Totoro

18.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 2 avril 2012 20:32
@Nekkonezumi : Naaaaan, je fais pas dans le poisson d’avril. :)

A l’ombre des arbres

J’ai couru.

J’ai déjoué par deux fois l’attentat du point de côté au dessus de l’ovaire gauche. J’ai craché des choses qui n’avaient rien à faire dans mes poumons. J’ai laissé pleurnicher tour à tour le tendon d’Achille, la cheville, le fond de trachée. Et je me suis arrêtée en sachant que j’aurais pu faire un peu plus.

Je n’étais pas sportive. D’ailleurs, je ne suis pas sportive. Disons que je suis davantage sportive. Davantage que pas du tout.

La première fois que Celuiquej’aime m’a amenée là-bas, je ne trottinais pas sur l’ensemble du kilomètre et demi du parcours. C’était il y a six ans il me semble…

Je n’ai pas été éduquée au sport, à l’activité physique. Et un corps déjà adulte ne se fait pas comme celui d’un adolescent. Je n’aurai jamais ces muscles de fond qui se construisent avec la croissance.

Il a fallu que je me force. Il a fallu que j’apprenne. Et maintenant…

J’aime ce cri du corps poussé loin devant lui comme une libération.

Je veux avaler les sentiers sous mes semelles, sentir ce point d’achoppement quand l’organisme cède à l’insistance de mon entêtement et livre ici et là ce qu’il faut pour continuer, négocier avec les battements de mon cœur un tour supplémentaire, une distance, un temps, repérer quand l’effort supplémentaire dégueulerait mes tripes.

Je veux attaquer les escaliers sans cherche à savoir si un ascenseur fonctionne, traverser la ville à pieds sans me poser de questions.

Je veux être cette femme qui, enceinte, larmoie sur le manque d’adrénaline sportive.

Je veux être cette jeune mère débordante d’amour pour son bébé qui maudit sa progéniture sur huit générations quand elle reprend une activité physique à peine intense avec l’endurance d’une chèvre paraplégique.

Je veux être cette femme à la jolie quarantaine qui sourit aux filles comme moi en les dépassant, les encourage silencieusement d’un « j’en suis passé par là » formulé avec les yeux.

Je veux me sentir tonique. Même pas mince, même pas belle, même pas musclée.

Endurante.

Vivante.

Je veux connaître encore et encore cette béatitude de la douche sur les muscles brûlants, je veux tenir le décompte de mes courbatures en ricanant, je veux jeter mes vêtements humides dans la machine à laver à peine rentrée pour être sûre qu’ils seront prêts pour la prochaine sortie.

Je me régale à m’épuiser puis me soigner à l’arnica en granule et au thé vert en litre.

Et j’en redemande.

Note de bas de page :

– Non, il n’y a aucune forme de masochisme là dedans.

pix : Gilderic Photography

 

Commentaires

1.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:33
Comme j’aime cet article !!!!
Il me remplit de joie, il m’évoque des bonnes choses, et j’adore que les non-sportifs (dont je fais partie) s’arrachent pour se prendre en main. Et puis, l’adrénaline de l’effort, le bien-être qui dure toute la soirée, l’envie d’y retourner… Voila déjà quelques jours que j’envisage un retour sur le bitume, ton article m’y encourage encore plus !
Bravo à toi, continue !
2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:34
On est exactement sur la même longueur d’onde ! Profite pour reprendre : il fait bon, pas encore trop chaud. Bientôt, on ne pourra plus faire quelques mètres sans dégouliner !

3.Zelda (la bouseuse)Répondre à ce commentaire par Zelda (la bouseuse)
Le mercredi 28 mars 2012 14:34
Reprendre … le potager me fait un peu le même effet !
Et après je dors mieux.
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:34
Pour le dormir mieux, cette nuit, ça n’a pas marché mais ça n’a rien à voir avec le sport… Le potager, l’air de rien, c’est physique ! Mais même avec un balcon, je suis assez limitée de ce côté là… Quoiqu’il faudrait peut-être bien rempoter le yucca. Hum.

5.Sacrip’AnneRépondre à ce commentaire par Sacrip'Anne
Le lundi 2 avril 2012 10:18
Y sont classe, tes smileys (rien à voir, je sais !)

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le lundi 2 avril 2012 20:34
@Sacrip’Anne : T’as vu ça ! Je suis assez contente de moi sur ce coup là, je l’avoue.

7.zeldaRépondre à ce commentaire par zelda
Le mardi 3 avril 2012 09:49
Ils sont classes, en effet, et du coup j’en abuse :-D
Faudrait un fond bleu pour les commentaires pour parfaire le tout :P
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mardi 3 avril 2012 18:38
@zelda : Je ne suis pas certaine que le fond bleu sortirait bien avec le thème… Y sont rigolos, en tout cas ^^

Inter(in)action

La journée. Pleine. Débordante. Débordée. D’elle ou de moi, je ne sais pas. Un coup de fil qui dépasse le débord du vase. Le quart d’heure qui a manqué ce matin à cause d’un empilement de tôle froissée sur le chemin qui conduit au Petit Collège de la Rive Droite du Fleuve sans Eau est devenu compilation de stresse, de pression, d’envies contrariées, d’oublis réparés en catastrophe, de non faits enterrés sous une dose de mauvaise foi. Et quand Celuiquej’aime me raconte sa journée alors que je remplis le caddie sans qu’il ne daigne même indiquer d’un geste une préférence pour la truite ou le saumon, j’ai l’impression de faire les courses seule avec un une paire de menottes dans ma chaussette. J’ai envie d’hurler « stop », je veux ma bulle, il faut que cette journée me lâche, je vais craquer, là, bientôt, il y a trop de trop…

… J’allume mon PC.

Pour me déconnecter, je me connecte.

Je pense à tous ceux qui ne comprennent pas. L’apaisement de la fenêtre. La pause de la lecture. La détente du commentaires reçus, du commentaires postés. Le saut d’un tweet à un autre écran. Une cascade d’onglets pour faire le tampon. Je me rappelle ce post de Shaya. Je me demande si l’ordinateur n’est pas aussi un accessoire pour signaler à l’alentour que mon cerveau n’est pas disponible, si l’objet n’a pas autant d’importance que la connexion en elle-même.

Mais déjà le pas légèrement agacé de Celuiquej’aime me signale qu’une autre sphère réclame mon attention.

J’y repenserai plus tard. Ou pas.

Commentaires

1.Anna MusardeRépondre à ce commentaire par Anna Musarde
Le mercredi 28 mars 2012 14:30
Ton idée de l’objet ordinateur qui fait écran de manière physique est intéressante.

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:30
C’est venu en écrivant. Si je fais tampon avec un livre, avec une feuille et un stylo, avec une émission débile à la télé, je dois donner l’image d’être disponible parce que Celuiquej’aime m’interrompt sans hésiter. L’ordinateur ouvert, non. L’interaction, sans doute. Il a pris l’habitude que je ne puisse pas planter tout là comme ça parce qu’il y a des gens avec qui j’interagis à travers mon écran. L’ordinateur légitime mon manque d’attention pour tout ce qui se passe autour.

3.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:30
Il est vrai qu’on a plus de mal à déranger quelqu’un qui bloque sur un écran d’ordi que quelqu’un qui lit ou même qui regarde la télé.
La proximité de l’écran et le caractère hypnotisant de l’écran créent ça, une sorte de bulle de 50 cm de diamètre.
Un livre, on le tient d’encore plus près et la bulle se forme aussi, mais le regard n’est pas aussi figé qu’il peut l’être sur un écran.
Enfin, c’est une analyse comme une autre… :)
Tant que tu y trouves ton compte et ton ami aussi, il y a pas de raison de changer les choses ;)
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:30
Oh ben Celuiquej’aime, depuis qu’il a envie de passer des heures à jouer de la guitare sans que je l’interrompe, il a été obligé de réviser certaines choses. ;-)

5.filamotsRépondre à ce commentaire par filamots
Le mercredi 28 mars 2012 14:30
Bonjour ou plutôt bonne fin de dimanche ensoleillé
Mais que voilà un article sensé, intelligent et plein de malice. C’est ce dernier clin d’oeil que je retiens et tellement vrai, bien observé.
Monsieur filamots croit toujours que je tchatche lorsque je réponds à un commentaire sur un blog ou un forum. Cela fait plus de huit ans que je lui répète la même chose, que je réponds à quelqu’un que je ne connais pas, mais dont le sujet posté me plaît, mais que ce n’est qu’une réponse comme si j’écrivais une lettre, une petite missive. Tient le sujet d’une nouvelle ;-)
Ici c’est parfois pareil, je suis dans mes pensées les plus profondes entre mon écran, mon cerveau, et mon clavier, cette fameuse bulle dont vous parlez les uns et les autres, plongée profonde sans masque et sans respiration. Et là, boum ! il déboule en me parlant de je ne sais quel sujet.
Et voilà que dame la discorde s’installe pour interruption interruptive :)
Quant au livre, la télé ou autre élément qui attire mon attention, mon attitude sera la même, et comme hasard la sienne aussi :lol: surtout pour les livres. Devant la première page de celui qu’il lit en ce moment, il est écrit : “interdit de déranger” :)
Un peu comme à l’hôtel :lol:
Je me suis amusée à placer cette petite “missive” et le facteur ne sonnera pas deux ou trois fois. Il n’y en a d’ailleurs pas ;-)
Ah ! la technologie lorsque tout fonctionne bien :)Je vais un peu aller à la pêche aux articles ici un petit moment…je ne suis qu’une voyageuse sur internet, qui passe, repasse, et ne s’attarde jamais longtemps.
Dans mon sticky, j’inscrirai le lien de ce blog, mais je ne sais pas encore dans quelle rubrique ? M’en vais chercher….et si je ne poste rien ou n’écrit rien, c’est parce que j’aurai oublié. Oui j’ai un cerveau qui a déjà 61 ans :)
6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:31
Celuiquej’aime a mis longtemps à comprendre pourquoi tout cet univers en ligne est important pour moi. D’ailleurs, je ne suis pas certaine qu’il ait totalement compris pourquoi mais l’essentiel est sans doute qu’il a compris combien. Et pour m’avoir contrariée plus d’une fois en déboulant dans cette bulle maladroitement, il sait maintenant s’y prendre avec tact.
Dans quelle rubrique classer ce blog ? Je n’en sais rien et je veux bien savoir quelle étiquette tu lui auras trouvé. Dans mon métier où tout document doit entrer dans les cases proposées par une Classification, j’aime l’idée d’avoir un blog difficile à catégoriser.
Bienvenue, en tout cas.
7.filamotsRépondre à ce commentaire par filamots
Le mercredi 28 mars 2012 14:32
Merci pour une réponse aussi réponse, je ne fais pas pareil avec mes
commentaires ;-)
Pour classer ? hum ! hum ! je réfléchis encore….sur base de Lewis Caroll :)
Au passage je me suis inscrite aux jeux d’écritures, pour la suite je verrai bien. Merci pour le lien.
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:33
Je pense que mon “acharnement” sur le forum a donné une idée de l’importance que j’attache aux commentaires sur mon blog… au point d’en quitter WordPress : je suis en train de me configurer un blog sous dotclear. Le problème des commentaires n’est bien entendu pas la seule raison de ce changement mais ça a été le déclencheur…
Pour le classement, prends le temps de réfléchir, j’attends de voir ça. Pour les jeux d’écriture, tu auras une réponse là-bas mais une participation même “en retard” y sera acceptée !

Comment je fis de la poésie sans le savoir

C’était le jeu de mon grand-père. Un de ceux dont il ne se lasser pas. Il le lançait avec « un corbal, des corbeaux ». En général suivait « un pincal, des pinceaux ». Puis il fallait trouver tous les faux singuliers en -a(i)l qui feraient leurs pluriels en -(e)aux. Et inversement.

Un bural, des bureaux.

Un chamal, des chameaux.

Un carnaval, des carnaveaux.

Un chacal, des chacaux.

Un banc bancal, des bancs bancaux.

Une cathédrale, des cathédraux.

Un pain à l’ail, des pains à l’aux.

Un pays de Galles, des pays de Gaux.

Un piedestal, des piedestaux…

Quand on avait épuisé notre imagination et notre vocabulaire, il prétendait aller à la cuisine aider ma grand-mère à préparer le repas. Il ramassait alors une pomme de terre dans le panier à légumes, faisait rebondir dans sa main et expliquait qu’il faisait des patates sautées, ce qui me faisait rire à toute gorge et agaçait fortement ma grand-mère qui nous chassait de son territoire en masquant mal un sourire.

Dans l’embrouillamini de ma jeune tête, peut-être que ce n’était pas exactement comme ça que ça se passait.

Mais c’est comme ça que j’ai envie de m’en souvenir.

Et ne jamais perdre son odeur mêlée de tabac à pipe et d’après rasage alcoolisé.

pix : el neato

Commentaires

1.CharlotteRépondre à ce commentaire par Charlotte
Le mercredi 28 mars 2012 14:27
C’est un joli souvenir et je trouve ce jeu très astucieux, c’est exactement le genre de jeux que j’aime faire.

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:28
En plus, ça te fait réviser ces fameux pluriels parce que pour trouver les faux, il faut connaître les vrais.

3.Anna MusardeRépondre à ce commentaire par Anna Musarde
Le mercredi 28 mars 2012 14:28
J’aime l’idée de transmission de ton tag.

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:28
Je jouerai avec le plaisir de partager ça avec mes enfants.
Et je jouerai avec un petit caillou dans la poitrine parce que mon papy ne les aura pas connu.
Puis je jouerai pour leur parler de leur arrière-grand-père.

5.Anna MusardeRépondre à ce commentaire par Anna Musarde
Le mercredi 28 mars 2012 14:28
Le petit caillou est toujours là, mais il ne doit pas obscurcir le grand soleil de l’avoir connu, toi. :-)

6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:29
Ce sont aussi les petits cailloux qui nous apprennent l’importance de jouer au corbal avec ses enfants ^^.

7.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le mercredi 28 mars 2012 14:29
C’est vraiment joli, ce souvenir :-)

8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:29
Je n’ai connu qu’un seul de mes grands-pères mais ça tombe bien : c’était le meilleur du monde tout entier, mon papy. Je sais, je le regarde encore avec mes yeux de 8 ans. Mais quand je pense à lui, je ne veux pas en avoir plus. ^^

 

Un corps bal, des corps beaux


C’est simple, c’est cyclique.

Ça n’a rien à voir avec l’envie de se faire belle pour la plage qui prend son souffle pour claironner son cri de ralliement. C’est bien plus primitif que de l’esthétique anthropologique.

Ça s’amène avec le soleil, le calendrier et les oiseaux migrateurs. Ça commence quelque part du côté du ventre, pelote chaude d’appel à l’écoute de soi. Boulette captant discrètement l’attention dans les moments de mou, les rêvasseries, l’entre deux eaux du matin, le conseil de classe qui s’éternise. Ça continue quand ça a toute l’attention, l’écoute, l’oreille. Là, elle grossit, elle se balade, elle vague et divague à l’âme, elle pointe ici et là, elle guide la main, le regard vers un reflet, elle réveille les muscles, le besoin d’extérieur, les sourires au soleil. Et elle dresse l’état des lieux.

Une saison à hiberner et chercher la chaleur dans les graisses et les sucres.

Elle liste. La faiblesse ici, la courbature là, le manque de punch, le doigt sur le bouton de l’ascenseur en réponse au vertige de cinq petits étages à escalader, la caisse de livres qui devient pluriel pour pouvoir déplacer les stocks.

Le diagnostique est posé : molle du bide.

L’étape suivante ce sont les démangeaisons. Le besoin de marcher qui gratte. L’idée de courir qui chatouille. L’appel du dehors qui picote. La raquette de tennis qui titille l’œil à l’ouverture de la penderie. Le sac de rollers qui agace l’attention. Les chaussures de marche qui lutinent. La pensée agaçante pour le VTT resté à la montagne qui s’entortille dans l’oreiller.

C’est ici que j’en suis mais je connais la suite par cœur.

Une suite composée de « aïe ! » en majeur, de « ouille ! » en mineur et de « Oh put***, oh put***, oh put*** » en septième : partition des muscles qui chantent, des tendons qui piaulent, des articulations qui brament.

Puis l’hymne unanime d’un corps à l’endurance retrouvée. Ridicule au regard de tant d’autre alors bien modeste. Mais si douce.

C’est simple, c’est cyclique.

pix : Journal Extime – A Fleur de Net

 

Commentaires

1.LilyRépondre à ce commentaire par Lily
Le mercredi 28 mars 2012 14:25
C’est très joliment raconté ! :)

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:26
Merci ! Ce soir, je soigne mes courbatures. Je vais me maudire pendant deux jours et mercredi, je m’en ferai de nouvelles au cheval. La belle vie, quoi.

3.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:26
T’as raison, réveille la “lady” qui sommeille en toi ! ;)

4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:26
Exactement ! Et l’an prochain, on fait un scandale pour s’inscrire dans un marathon réservé aux hommes.

5.M’éRépondre à ce commentaire par M'é
Le mercredi 28 mars 2012 14:27
Joli blog… (je viens de chez lily)
Et jolis textes :-)
Je reviendrais :-)
6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:27
Bienvenue (de chez Lily ^^) Contente que le premier contact te plaise.
Reviens quand tu veux, ce sera avec plaisir.

1, 2, 3, 4 jeudi

Jeudi citation

« Mais je n’ai nulle envie d’aller chez les fous », fit remarquer Alice. « Oh ! vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat : Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle. » « Comment savez-vous que je suis folle ? » demanda Alice. « Il faut croire que vous l’êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici. »

CARROLL, Lewis. Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles. Traduction de Michel Laporte.

Il y a peu, je faisais remarquer à Shaya que la description de Wonderland par le chat du Cheshire s’applique assez bien à Twitter. En y repensant, ça s’applique aussi assez à mon bahut, ce qui est un peu flippant ou carrément la classe, je n’ai pas encore tranché.

Jeudi rencontre

Hier, la Passagineta m’a donné un chat gris, un bigle, un golden retriever et une plage martiniquaise. Elle s’est inquiétée de savoir pourquoi elle ne m’avait pas vue depuis longtemps. Elle m’a dit que les gens étaient méchants. Elle m’a dit qu’heureusement, elle ne mangeait pas à midi, qu’elle ratait moins de voitures. Elle m’a dit à mercredi prochain.

Je voudrais la photographier. Je n’ose pas le lui demander. Et j’ai peur de rater mes photos.

Jeudi météo

Le printemps est là. Je suis formelle. Point besoin de guetter les froissements d’ailes ou de lire Regarder le ciel (même si c’est toujours bien de lire Regarder le ciel). Non, j’ai mes repères personnels ET infaillibles.

D’abord, depuis la reprise, entre 9h et 10h, je ne peux pas travailler à mon ordinateur car le soleil m’éblouit et fait contre jour sur l’écran. Nous sommes donc entrés dans la fenêtre d’approximativement trois semaines durant laquelle la trajectoire du soleil amène l’astre au dessus de l’immeuble du coin mais sous le cadre de la fenêtre donc droit sur ma banque de prêts. Il ne me reste donc qu’à buller entre 9 et 10 jusqu’à ce que l’arbre bien placé ait fini de faire des feuilles toutes neuves. (Ou à ranger, aider les élèves dans leurs recherches, jeter un œil sur leur devoir, trouver un livre sans titre, auteur, éditeur, collection mais d’après la couleur de sa couverture qui s’avérera finalement être bleue et non pas verte, recompter les mangas, débattre sur la nécessité de lire un livre quand on a vu l’adaptation cinématographique, jouer mon rôle d’infirmière-assistante sociale-pionne-prof quand elle a le temps, et penser à faire « Chhhhut », sinon.)

Ensuite, je suis revenue du cheval avec assez de poils d’hiver collés à ma polaire pour rembourrer un matelas.

Je vais ai prévenue : infaillibles.

Jeudi blogo

De cette semaine de blogosphère, je retiens un million de choses au moins mais en particulier cet article de Zelda qui dit assez de choses pour que je n’en ajoute pas et les mots d’Izzie Mamour qui publie juste assez pour qu’on se rappelle à chaque fois combien on regrette qu’elle n’écrive pas plus. Et parmi toutes les vidéos délirantes que Nekkonezumi publie, j’ai vraiment adoré celle-ci.

Et puis Lily mérite des mots doux et des encouragements et des félicitations et tout ça au moins en ce moment et comme je n’ai pas pris le temps qu’il faudrait pour le faire dans ses commentaires, je le fais ici et en profite pour encourager ceux qui ne connaissent pas son blog à rencontrer ma petite warrior.

Pix 1 : Zoee

Pix 2 : Ωméga *

Pix 3 : Sophie.

Pix 4 : F. Moreno

Commentaires

1.NekkonezumiRépondre à ce commentaire par Nekkonezumi
Le mercredi 28 mars 2012 14:21
J’aime tes errances des quatre jeudis :-)
En cadeau, parce qu’on est au mois du lièvre, je te livre un lien vers une version des illustrations d’Alice qui est celle que j’ai découverte en tout premier, parce que j’avais exactement ce bouquin-là. Je t’offre donc une madeleine parce que c’est l’heure… du thé, forcément !
http://alicenations.blogspot.com/2010/09/alice-by-nicole-claveloux.html
2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:21
Je ne sais pas si j’errerai assez pour en faire un chaque semaine mais tant que j’ai l’inspiration, profitons-en.
Merci pour le lien ! Je l’ai dans ma collection ^^ A feuilleter en faisant attention à ne pas y laisser tomber des miettes de madeleine ni des gouttes de thé.
3.Anna MusardeRépondre à ce commentaire par Anna Musarde
Le mercredi 28 mars 2012 14:21
Le coup du livre à retrouver d’après la couleur, c’est tellement classique. :-)
(Sinon, le tag me donne envie, j’espère que si !)
4.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:21
Peut-être, mais je deviens de plus en plus forte à l’exercice et au déchiffrage du daltonisme mémoriel de mes élèves. (Je ne sais pas, pour le tag, en fait)

5.RegarderlecielRépondre à ce commentaire par Regarderleciel
Le mercredi 28 mars 2012 14:23
Vive le printemps !
Méfiance toutefois nous ne sommes que le 15 mars…
(Quo ? Tu as déjà lu ça quelque part !!!! ;-) )
6.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:23
Mais j’habite à Wonderland où le printemps peut s’installer le 15 mars s’il le décide ! (Y a comme un écho, en effet ^^)

7.LilyRépondre à ce commentaire par Lily
Le mercredi 28 mars 2012 14:24
Merci beaucoup ! Tu vas voir, je me pousse un peu aux fesses pour prendre le dessus. ;) En parlant d’optimisme j’ai beaucoup aimé la vidéo via Nekkonezumi.
Et puis c’est vraiment un plaisir de lire la façon dont tu émiette une rencontre en quelques mots. Ça donne envie de te rencontrer ! hihihi
8.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:24
J’ai lu ça ;-) La vidéo m’a vraiment amusée. J’en ai regardé pleins dans le même genre du coup. Quant à se rencontrer, je te fais signe si je monte dans le Grand Nord et tu me préviens si tu passes en Bas à Droite !

9.LilyRépondre à ce commentaire par Lily
Le mercredi 28 mars 2012 14:24
ça me plairait bien d’aller en bas à droite, je connais pas ce quart de France !

Passagineta


On ne voit qu’elle sur le trottoir étroit qui ne la mène nulle part. Rapetissée et curieusement ondoyante. Ridée plus qu’elle ne semble le mériter, les épaules affichant le poids d’une vie qui n’est pourtant pas près de se terminer. Elle a un port de tête et un tremolo dans la voix qui trahissent sa force de caractère, même quand elle remercie avec le sourire. Et surtout, elle rayonne. Elle est lumineuse et a cette beauté étrange que seule la vieillesse accorde, celle de l’esprit s’affiche sur la face.

En poste en amont du feu tricolore, elle est la passeuse quasi mythologique qui amendera votre journée. L’ignorer c’est recevoir l’étiquette de la méchanceté du cœur, de la sécheresse de l’être. S’arrêter c’est cueillir dans son sourire aux muscles fatigués d’avoir trop servi toute la bienveillance du monde.

Elle n’a pas l’accent d’ici et pourtant elle en a les expressions. Passagineta, elle ne regarde pas les pièces que vous glissez dans sa main, non, elle plante ses yeux bleus passés dans les vôtres et son “merci” vient de tout au fond d’elle. Ce n’est pas la somme qu’elle bénit mais le geste. Ce n’est pas tant la petite monnaie qu’elle cherche mais un éclat, pour le moins, d’humanité. Elle ne fait pas la manche d’ailleurs, non, car pour une pièce, si petite soit-elle, vous aurez un de ses calendriers à plier en deux et glisser dans un porte-feuille, une pochette, un coin du sac, et si son stock est épuisé, vous ne la trouverez pas sur son coin de trottoir. C’est sa fierté, son estime d’elle-même, et n’imaginez pas refuser son don cartonné, non.

Je ne peux pas dire que j’aime la trouver là, à ce carrefour que je n’emprunte que les mercredis pour aller au centre équestre, surtout pas quand elle taquine le froid si peu couverte. Mais je guette sa silhouette dès la sortie du virage, je ralentis, je tiens ma droite et maintenant, si le feu est vert, je plante mes warnings et m’en batì de celui qui devra, derrière, patienter ou changer de file. Si elle n’est pas là, je sais que la matinée a été bonne et que je passe trop tard, le stock de calendriers est épuisés. Si, quand j’ai tardé à sécher mon cheval en sueur, je la trouve à sa vigie, je sais qu’elle n’a presque rien récolté. Je résiste et joue le jeu : si je donne trop, elle se vexe. Par contre, elle n’a rien contre un brin de causette, quelques phrases anodines dans le contenu mais douce de sous-entendus échangées par dessus ma portière passager.

Elle m’a repérée. Elle connait la voiture, ma tranche horaire. Elle remonte à ma hauteur et me réserve les photos de chatons de cartes postales aux regards curieux. J’ignore le pourquoi des chatons. Je sais juste qu’elle ne les pioche pas par hasard, elle les choisit. Pour moi. Et c’est bon. Elle me dit que je suis gentille, moi, au moins. Pourtant, les jeunes, vous savez… Que les gens sont d’une telle méchanceté, que je ne peux pas imaginer. Elle me remercie et me dit de faire attention à ne pas prendre froid. Elle me dit “à mercredi prochain”. Et ma boite à gant fleurit de mois et de semaines, s’est transformée en ménagerie de poils, crocs, oreilles tombantes, griffes rétractiles, de sabots dans l’herbe tendre et d’enfants qui s’embrassent maladroitement sous un objectif en noir et blanc. Ce sont devenues des gris-gris, une source inépuisable de petits sourires adressés à moi-même chaque fois que j’ouvre ce guichet de plastique gris, les éclairs de chaleurs de ma rayonnante passeuse qui inventorie inlassablement l’humanité de cette triste ville.

pix : Ωméga *

Twenty-Fight

Mes 25 ans.

J’y ai basculé un été. Comme tous les âges qui ont précédé et suivi. Et je les ai mal vécus.

Quelques jours avant mes 24 ans, j’ai été titularisée. Prof-doc à plein temps dans un bahut qui devenait le mien. Année de ma première véritable rentrée scolaire. Pas l’ersatz de rentrée pendant laquelle ma tutrice m’avait présentée à environ 78 personnes en 9 minutes Chef d’établissement compris me garantissant une année d’oisillon fragile détenant l’argument « professeur stagiaire » qui me sortirait de toutes les situations. Non, à 24 ans, j’ai passé mon année à maquiller l’étiquette de néo-titulaire qui brûlait mon front. Cette année-là, j’ai perdu ma grand-mère, j’ai pleuré comme dans les films et j’ai appris à regarder fermement mes élèves alors que j’étais liquide à l’intérieur. L’année de mes 24 ans, je suis devenue épileptique. Parce qu’on peut devenir épileptique, vous ne le saviez pas ? Moi non plus. Juste avant les premières crises, ma boulimie avait atteint son apogée. Impossible de désamorcer une journée de travail sans me remplir au-delà de l’écœurement pour faire tampon. Je passais jours et nuits au bahut, rêvant du travail quand je n’y étais pas.

Voilà comment je suis entrée dans mes 25 ans. Un bilan satisfaisant pour une première année scolaire, malgré un niveau de stress que je ne savais pas gérer et la promesse que je n’aurais plus l’échappatoire « nouvelle arrivée » pour l’année suivante. Un poids en chute libre, déjà plus d’une quinzaine de kilos, une maladie ayant remplacée l’autre. Je n’étais plus boulimique, trouble que je vivais mal mais connaissais bien, depuis dix ans que je le pratiquais. A la place, je pouvais être fauchée par des spasmes violents, des tremblements qui pouvaient s’étendre des orteils à la mâchoire pendant quelques minutes ou pendant plusieurs heures. Le jour de mon anniversaire, je n’avais pas encore de nom pour cette maladie. J’avais vu quatre médecins, essayé six traitements, été successivement diagnostiquée hypotendue, spasmophile, anémique, hypocalcémique, allergique au gluten, allergique au lactose puis atteinte de nodules dans les intestins. On n’avait plus trop de pistes, foireuses ou pas, à explorer. Le soir de mes 25 ans, j’ai tremblé deux fois.

Quelques jours plus tard, j’évoquais pour la première fois en ligne le malaise qui ne me quittait pas.

« J’ai peur », trois mots en leitmotive de ce post-là. Peur de ces crises mystérieuses, peur « d’avoir raté trop de choses à force d’avoir peur de les rater », peur « d’être enceinte. J’ai peur de tous les changements que ça occasionne, j’ai peur des nausées matinales, des douleurs dans les seins, de l’énurésie, des hémorroïdes. Peur des effets sur mon corps. Peur de prendre des kilos que je n’arriverais pas à reperdre. J’ai peur, une peur panique, d’accoucher. Je n’ai même pas peur qu’il y ait des complications. J’ai déjà peur d’un accouchement même s’il se passe bien, même s’il y a la promesse de la péridurale. J’ai peur de mon corps à la suite de l’accouchement. Des montées de lait, de la cicatrisation de l’épisiotomie, de la fatigue. », peur de ne pas savoir arrêter de perdre du poids, de tomber de l’excès boulimique à « l’autre extrême ». Et la peur que je n’ai jamais écrite que l’Homme qui m’accompagnait me quitte, ne supporte pas tout ça, se lasse de tenir ma main crispée par les tremblements, de sécher des larmes pour lesquelles je n’avais aucune explication.

Mes 25 ans, c’était le grand écart entre ce que j’avais l’impression d’être et ce qu’on me donnait l’impression de devoir être. Je ne me sentais pas si différente de la lycéenne qui calait son Bac sous son bras pour entrer à la fac quelques années plus tôt. Et pourtant, je cheminais dans les pas d’une adulte. Ma grande imposture ! On me confiait des adolescents alors que j’en étais encore une. On me laissait louer un appartement que je meublais comme on joue au SIMS et j’avais des fiches de paie à l’en-tête, complétement dingue, du Trésor Public. On me parlait de devenir mère alors que je m’opposais encore farouchement à l’idée de prêter mes peluches à qui que ce soit. On me confisquait mon livret jeune, ma carte SNCF et mes tarifs préférentiels pour le bus comme si mon salaire avait suivi l’inflation de mon âge. En un chiffre, je sortais des statistiques des 15-24 ans. Qu’est-ce que je devenais alors ? Une ménagère de moins de 50 ans avec pour prochaine échéance la crise de la trentaine ?

A 25 ans, tu es jeune mais tu dois t’en convaincre tout seul. Parce qu’à 25 ans, tu peux raconter tout ce qui t’es arrivé 10 ans plus tôt parce que tes 15 ans, tu t’en souviens forcément alors qu’il n’y a pas si longtemps, quand tu disais « c’était y a bien 10 ans », c’était comme parler de l’ère glaciaire. A 25 ans, tu peux plus dire « C’est pas si vieux, j’étais au collège », parce que ça fait entre 14 et 10 que tu l’as quitté, le collège. A 25 ans, tu es plus vieux que beaucoup des participants aux émissions de téléréalité alors qu’à la première de Loft Story, tu bullais au lycée en faisant semblant de réviser ton bac de Français. A 25 ans, ton corps t’apprends que si tu as bêtement cru qu’une fois sortie de l’adolescence et de ces bouleversements dont on te rabat les oreilles en cours d’éducation sexuelle et les yeux dans des bouquins aux couvertures clichés black-blanc-beurre, tu aurais la paix jusqu’à la ménopause (sauf s’il te prend l’idée de pondre un bébé), tu t’es plantée. Erreur. Indépendamment de mon épilepsie, autour de mes 25 ans, j’ai dû changer successivement de shampoing, de lait hydratant, de crème de jour, et même de mascara, j’ai vachement bien moins géré mes gueules de bois, je me suis mise à peler après les coups de soleil, à passer à deux doigts du malaise le deuxième jour de mes règles, j’ai commencé à attraper des bronchites et la grippe, et j’ai appris à traiter tous les troubles intestinaux courants. Et je suis certaine qu’il y a des équivalents pour les hommes. D’ailleurs, à 25 ans, fini les étiquettes asexuées : on n’est plus des ados, plus des d’jeuns, non, nous sommes des hommes et des femmes, des mecs et des nanas, des jules et des minettes, des gars et des gonzesses, des mâles et des meufs.

Plus de deux ans plus tard, je suis toujours épileptique mais je commence à entrevoir une porte de sortie. l’Homme qui m’accompagne ne m’a pas quittée. Je ne l’ai pas quitté non plus. Je ne suis pas devenue anorexique même si j’en ai senti l’appel à plusieurs reprises. Je ne suis plus boulimique. J’ai appris à laisser mon travail au bahut, je n’en rêve plus qu’épisodiquement. J’arrive à envisager l’idée d’être enceinte. Et même celle de prêter mes peluches.

Je ne crois pas avoir exagérée à l’époque, être tombée dans l’excès et avoir paniqué pour rien. A 25 ans, tout s’est précipité, c’est allé bien trop vite et je n’avais pas la main sur le frein. Je garde la sensation d’avoir subi cet âge-là, d’avoir vécue une transition nécessaire mais forcée.

Peut-être que si on parle si peu de cette « crise du quart de siècle » c’est parce qu’elle est propre à notre génération. Entre amis du même âge, on peut se retrouver à fêter nos 25 ans entourés d’étudiants, de salariés, de couples installés, d’adolescents sur la fin, de jeunes parents, de globe-trotters, de chômeurs en fin de droit… sans qu’aucune de ces situations soient hors du commun pour cet âge-là (oui, je caricature un peu). La faute aux études qui s’allongent, au monde du travail qui n’embauche pas, aux parents qui nous autorisent à rester plus longtemps chez eux, aux familles décomposées qui poussent à prendre la porte, à une instabilité chronique d’une société ? Je n’en sais rien. Ce que je constate c’est que les trentenaires paniquent à cause de cette sorte de schéma prévu pour eux, celui du « couple d’adultes responsables avec enfants à l’avenir tracés en ligne droite » (oui, je caricature encore). Il y a ceux qui flippent de ne pas y coller et ceux qui flippent parce qu’ils sont en plein dedans. C’est un repère dont chacun fait ce qu’il veut (peut). A 25 ans, on est censé en être où ?

Je préfère mes 27 ans à mes 25. Je ne me sentais pas si mal que ça à 26. Je m’en fous un peu de regarder arriver les 28.

On en reparle à 30 ?

Note de bas de page :

– Ce texte est ma participation Twenty-Fight, initiative de l’Anonyme et de David, publiée aujourd’hui sur leur blog participatif. Leur but est de regrouper des textes, photos, vidéos, dessins, etc, autour des 25 ans qu’on a/a eu/va avoir. Je n’en dis pas plus ! A découvrir en cliquant sur le lien.

 

1.L’AnonymeRépondre à ce commentaire par L'Anonyme
Le mercredi 28 mars 2012 14:17

Je trouve ton texte toujours aussi émouvant alors que je n’arrête pas de le lire et le relire depuis que je l’ai reçu.

Merci beaucoup pour cette participation.
Et si d’autres idées te viennent pour ces 25 ans, n’hésite pas ! :)

Des bisous.

2.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:17
Je ne sais pas si d’autres choses me viendront. En lisant les autres peut-être…

3.CharlotteRépondre à ce commentaire par Charlotte
Le mercredi 28 mars 2012 14:17
Je trouve qu’on a pas du tout été préparé à cette crise des 25 ans. Alors peut-être que c’est générationnel comme tu l’expliques. Pour ma part, j’ai ressenti du jour au lendemain une énorme pression qui me poussait à devoir faire des choix pour ma vie future, comme si jusque là rien n’était encore véritablement établi, j’avais le temps de laisser courir, de voir venir. Et soudain j’ai commencé à me demander si je voulais vraiment cette vie là. C’était tellement confus et effrayant. Ces 25 ans m’ont fait paniqués comme jamais.
Aujourd’hui le cap est passé et à presque 27 ans, je ne ressens aucune crainte à vieillir. Je me sens même bien mieux dans mon âge. Même les 30 ans ne m’apparaissent pas comme un cap si énorme. Mais bon, restons prudents ! :)
4.L’AnonymeRépondre à ce commentaire par L'Anonyme
Le mercredi 28 mars 2012 14:17
Charlotte, si jamais l’envie te prend de nous faire partager ton avis, ton expérience et tout sur tes 25 ans, suis les pas de Lizly et n’hésite pas à venir nous voir David et moi, sur Twenty Fight ! ;-)

5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:18
J’allais répondre ce qu’à déjà répondu l’Anonyme : pourquoi pas en parler sur Twenty Fight ?

6.L’AnonymeRépondre à ce commentaire par L'Anonyme
Le mercredi 28 mars 2012 14:18
Oui désolée hein Lizly, je t’ai devancé, mais je prêche pr ma paroisse ! ;-)

7.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:18
Mais tu as bien fait !

8.CharlotteRépondre à ce commentaire par Charlotte
Le mercredi 28 mars 2012 14:18
Je sais pas si j’ai très envie de recevoir là-dessus en fait. C’est vraiment pas de bons souvenirs.

9.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:18
Ah oui ben ça c’est un autre problème. Moi ça m’a fait du bien de remettre tout ça à plat à l’écrit mais ce sont des sentiments personnels propres à chacun.

10.Zelda (la bouseuse)Répondre à ce commentaire par Zelda (la bouseuse)
Le mercredi 28 mars 2012 14:19
Il y a beaucoup, beaucoup de choses dans ce billet.
Précieuse Lizly …
11.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:19
Précieuse, ah oui ? ^^

12.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:19
Encore une fois un très bel article.
Je réfléchis à un petit topo moi aussi…
13.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:19
Oh oui oh oui, un texte de toi ce serait vraiment bien !

14.SushiesanRépondre à ce commentaire par Sushiesan
Le mercredi 28 mars 2012 14:20
J’ai pas aimé mes 25 ans, d’ailleurs je préfère même oublier cette année la. À 25 ans j’étais dans un cabinet d’avocat, dans la grande ville, je gérais mal le stress, je me nourrissais plus et Chéri m’a trompé.
À 26 ans j’étais revenu par chez moi, comme un retour d’entre les morts et je pensais les blessure. Aujourd’hui à bientôt 28 j’ai réglé mes problèmes de couple et envisage de revenir bosser en cabinet d’avocat (mais pas encore dans la grande ville) et je refuse de penser à l’année de mes 25 ans, fucking année :-(
15.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:20
Comme je disais à Charlotte, moi ça m’a fait du bien de mettre ça a plat et de voir combien certaines choses avaient changé… Mais je suis incapable d’enterrer une année, de refuser d’y penser. Alors si je ne peux pas oublier, je suis bien obligée d’affronter puisque je refuse de subir. Tout ça reste propre à chacun.

Femmes, on vous aime… Surtout futiles et godiches

Sur la page d’accueil de ma boite mail dont je ne mentionnerai pas le nom de l’hébergeur parce qu’il n’est pas nécessaire de leur faire d’avantage de publicité, il y a un flux d’actualité.

Je ne m’y été jamais particulièrement intéressée parce que j’ai la fâcheuse tendance d’utiliser les choses pour ce à quoi elles sont censées servir – comme une boite mail pour envoyer et recevoir des mail – et parce que les articles sont dans l’ensemble de piètre qualité.

Allez savoir si c’est le vide désertique de la boite de réception ce matin ou l’errance aurorale de l’entre deux eaux du réveil, mais voilà que je me suis attardée quelques secondes sur ce flux. Cinq rubriques : Actualités, Sport, People, Finance et Pour elles. Indépendamment du fait que la dénomination de la première catégorie laisse à penser que les infos données dans les autres sont périmées, j’ai été interpellée par ce « Pour elles ».

  • Marc Jacobs, parcours d’une icône
  • Tropiques au comptoir
  • Les préliminaires, pour les nul(les)
  • A 3 ans, il connaît le nom des 44 présidents américains !
  • Mal au ventre : 4 astuces de la levure de bière
  • Le son d’avoine : pourquoi il aide à mincir

Voilà, voilà…

Note de bas de page :

– Je pense que Causette me le prêterait volontiers : on nous prend vraiment pour des quiches !

pix : Jujodep

Commentaires

1.ChouyoRépondre à ce commentaire par Chouyo
Le mercredi 28 mars 2012 14:14
Finalement, cette innocente boîte mail ( ;) ) ne fait que reprendre les rubriques des magazines féminins, non ? (Je ne peux pas te dire, je n’en lis pas et je sens que toi non plus… il faut absolument que l’on se cultive un peu plus… ;) )

2.Anna MusardeRépondre à ce commentaire par Anna Musarde
Le mercredi 28 mars 2012 14:14
Évitez. Sérieux. Moi, ça me donne envie de pleurer ou de me livrer à l’anthropophagie sur la rédaction, au choix.

3.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:14
Je peux plus trop dire parce que je n’en lis plus depuis un moment (y compris dans les salles d’attente maintenant que j’ai Twitter sur mon téléphone… Pour une fois qu’être toujours connectée n’est pas à voir sous un angle négatif, profitons en ^^) mais ça me paraît logique.
Je ne tiens pas à creuser la question. Surtout si ça peut provoquer des pulsions anthropophages !Ce que je constate, n’empêche, c’est à quel point ce genre de clichés avec lesquels on dénonce souvent la presse féminine est vraiment présent PARTOUT, au delà d’une presse qu’on fait le choix de consommer.
Que doit-on penser d’un homme qui s’intéresse à l’idée qu’un gamin de 3 connaît les noms de 44 présidents américains ?
(Attention, c’est une question piège)
4.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:15
Je suis moins épidermique que vous (ça doit être mon grand âge !)
De fait, qu’on le veuille ou non, une grande majorité des femmes s’intéresse plus aux régimes et à la mode que les hommes. Je ne dis pas qu’elles ne s’intéressent pas à autre chose. Ce qui me gêne, c’est la séparation entre les rubriques “culture” et la rubrique à part “pour elles”. Ca oui, c’est insultant, méprisant, rabaissant, tout ce que tu veux. Mais ce qu’on trouve dans le contenu “pour elles”, même si tout ne m’intéresse pas à titre personnel, ne me choque pas plus qu’une rubrique “pour eux” dans laquelle ils parleraient voiture, porno et exercices de muscu. Même si on est d’accord, que les femmes peuvent aussi s’intéresser aux voitures, aux pornos et à la muscu. En fait, personnellement, je suis plus gênée par les catégorisations en général que par le contenu de la catégorie “femmes”.
5.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:15
C’est aussi le principe d’une catégorie “pour elles” séparer du reste qui me gène. Comment appréhende-t-on le lectorat ? Il y a des lecteurs et dans cette masse flou, on distingue des sous-catégories qui ne s’excluent pas forcément les unes les autres ? Ainsi, une femme sera sans doute amener à lire les articles classés dans “pour elles” ET ceux classés dans “people” ?
Oui, il y a plus de femmes que d’hommes qui s’intéressent aux régimes et à la mode. Mais il y a des tas de sujets qui vont intéresser davantage les hommes que les femmes, ainsi qu’une façon d’écrire qui peut s’adresser plutôt à un lectorat féminin que masculun, mais là, on se limite vraiment aux clichés lourdingues…
(PS : Sans dévoiler vos vies privées, je ne suis pas certaine que tu sois plus vieilles que Chouyo et Anna en fait… Par contre, c’est peut-être parce que tu es blonde ? Hihi)
6.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:15

Oh le coup bas !
Saleté, va ! Ahahah :D

Pour pousser l’absurde à son extrême, je propose des rubriques “pour les blondes” et “pour les brunes”. En prenant bien garde d’oublier les rousses, les chauves et les châtains, y a pas de raison, vive la discrimination !

7.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:15
D’accord mais que fait-on des cheveux colorés ? (Tu vois comment on finit avec des écoliers culs nus dans le compost avec mes questions… ^^)

8.LullabyRépondre à ce commentaire par Lullaby
Le mercredi 28 mars 2012 14:16
Pertinente observation. Les cheveux colorés doivent avoir leur rubrique spécifique, sinon elles essaieront de biaiser les règles en lisant ET la rubrique de leur couleur naturelle, ET la rubrique de leur fausse couleur, ce qui est impensable : chacune sa rubrique, et interdiction d’aller voir ailleurs, point barre.

9.LizlyRépondre à ce commentaire par Lizly
Le mercredi 28 mars 2012 14:16
Moi je dis chaque coloration à sa place et les godiches seront bien gardées.